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Recommandations de bonne pratique en kinésithérapie libéral.

Prise en charge des patients dans le cadre de la pandémie à COVID-19 Revue de la littérature au 12/04/2020

 

Frédéric XAVIER1,3, Emmanuelle CHOUIN2,3

1 : Kinésithérapeute spécialisé en Réhabilitation à l’effort ; PhD student AMU-CNRS 2 : Kinésithérapeute

3 : Aix Marseille Université-CNRS, Laboratoire de Neurosciences Sensorielles et Cognitives, LNSC UMR 7260. Equipe Physiopathologie et Thérapie des Désordres Vestibulaires, Marseille, France.

Correspondance :

F Xavier. Laboratoire de Neurosciences Sensorielles et Cognitives (LNSC). UMR 7260. 3 Place Victor Hugo, 13001, Marseille, France.

 

Les auteurs certifient n’avoir aucun conflit d’intérêts Avant-propos

  1. Ces recommandations sont issues d’une synthèse de revue bibliographique au 12/04/2020. Elles ne peuvent être définitives et donc opposables à toute responsabilité dans le cadre de changement de directive médicale et institutionnelle. Elles sont éditées dans l’état actuel de nos connaissances et des ressources disponibles et seront susceptibles d’évolutions.
  2. Ce travail doit recevoir également l’aval d’une société savante (CMK, CNOMK) avec d’être opposable à l’ensemble des kinésithérapeutes. En attendant il reste un outil de réflexion et d’information destiné à tous les kinésithérapeutes Français
  3. Problématique exposée :
    • Etablir un consensus de PEC des patients post COVID-19 en kinésithérapie de ville reposant sur les connaissances bibliographiques en date du 12/04/2020,
    • Etablir un arbre décisionnel et une synthèse des protocoles définis par le monde de PEC (supervisée à domicile, supervisée en télé soin),
    • Etablir les recommandations de prescription d’exercices et de l’établissement d’un programme de suivi (drapeaux rouges, suivi télé soin, surveillance et data base).

 

A noter que les nouvelles composantes des pandémies à infections respiratoires aigües, SRAS, MERS, COVID-19 ainsi que certaines affections antérieures telles que la grippe aviaire et la grippe H1N1, laissent à penser que la mise en place d’une réponse conjuguée de toutes les instances, issues de la profession, à ces infections émergentes doit être une priorité des mois à venir. La mise en place d’un plan d’urgence (plan blanc pour les soins en cabinet et les soins à domicile) dédié à la profession et la redéfinition des actes de soin/surveillance (actes spécifiques aux situations d’urgences sanitaires par la réinsertion des connaissances en soins infirmiers à l’instar des professions médicales).

 

Nous remercions Mme Ferrari Christine pour sa relecture et correction.

Abbreviation

 

BBS: Balance Berg Scale

GAD-7: Generalized Anxiety Disorder DEP : Débit Expiratoire De Pointe FET : Technique d’Expiration Forcée FiO2 : Fraction inspirée en O²

IPAQ : Institute physical activity questionnaire OPEP : Pression expiratoire positive oscillante MIP/PIM/Pimax : Pression inspiratoire maximale PaO2 : Pression artérielle en O²

 

PaO2/FiO2 inférieur ou égal à 250 est l’un des critères mineurs d’une pneumonie communautaire grave.

PaO2/FiO2 inférieur ou égal à 333 est l’une des variables du score de risque SMART-COP pour l’aide respiratoire intensive ou le soutien à la vasoconstriction dans la pneumonie communautaire.

 

PEC : Prise en charge

PEP : Pression Expiratoire Positive

Sat O² / SpO² : saturation en oxygène mesurée au doigt IRA : Insuffisance Respiratoire Aigue

 

1/ Matériel et méthode : recherche bibliographique concernant : 

 

 

  • Les recommandations publiées à ce jour sur la PEC en kinésithérapie (nationales et internationales)
  • L’état des lieux des connaissances physiopathologiques à la date de parution de cette revue afin de définir un cadre interventionnel relevant des points suivants :

 

 

    • Les niveaux de gravité de la pathologie et son évolution dans le temps
    • Les comorbidités affectant les PEC post COVID-19
    • Les règles d’hygiène et sécurité barrières soignants/patients

 

 

  • Les prérequis en réhabilitation respiratoire et à l’effort en kinésithérapie Ont été utilisés comme mots de recherche :
  • Respiratory réhabilitation COVID-19 : 20 articles référencés
  • Physiotherapy respiratory COVID-19 : 3 articles référencés
  • Physical rehabilitation COVID-19 : 10 articles référencés
  • Cardiac rehabilitation post COVID-19 : 1 article référencés Site interrogé : PUB MED

 

Une recherche spécifique a été effectuée avec Google et Google Scholar sur les sites de :

 

 

  • La SOFMER/COFEMER,
  • World Heath Organisation,
  • World Confederation for Physical Therapy,
  • Société Française de Cardiologie,
  • Société de Pneumologie de Langue Française.

 

 

Ont été récoltées les publications des sociétés savantes et organismes représentant la profession de physiothérapie : Australienne, Américaine, Canadienne, Italienne, Polonaise et Anglaise

Ont été consultés les avis du Haut conseil de la santé publique, et de la Haute Autorisé en Santé Toutes les publications ont été classées par catégorie :

 

  • Prés requis et fondamentaux,
  • Physiopathologie,
  • Recommandation,
  • Evaluation et arbre décisionnel,

 

 

 

  • Traitement en physiothérapie.

 

 

Après élimination des doublons un total de 68 entrées a été retenu dont 4 sites et 64 références bibliographiques.

 

2/ Prérequis en réhabilitation respiratoire et à l’effort (non abordées dans ce document les connaissances de base à l’examen et à l’utilisation des outils de mesure) (1-7)

 

 

  • / Prérequis obligatoire : 

 

 

 

  • Savoir effectuer un examen au stéthoscope de la région pulmonaire. Distinguer le bruit vésiculaire physiologique et reconnaître : un encombrement, une inflammation, une diminution et une absence de bruit vésiculaire,
  • Savoir effectuer un examen au stéthoscope de la région cardiaque : reconnaître les bruits physiologiques aux 4 zones d’écoute, les temps B1 B2 et B2 B1 (les bruits non pathologiques B3 et B4) et reconnaître les bruits pathologiques : notamment les bruits anormaux en systole et en diastole, les souffles et le frottement péricardique (+++ lié à la péricardite),
  • Savoir effectuer une prise de pouls. Reconnaître un pouls physiologique d’un pouls pathologique : arythmie, tachycardie, bradycardie et prise de tension artérielle : savoir reconnaître une tension normale en fonction de l’âge et une tension anormale,
  • Connaître le rythme respiratoire physiologique et pathologique en fonction de l’âge,
  • Savoir utiliser et interpréter un Peak flow,
  • Savoir effectuer un test de marche en 6min,
  • Savoir reconnaître les signes d’alerte d’une décompensation cardio-respiratoire,
  • Savoir reconnaître les signes d’alerte thrombo-veineux,
  • Savoir reconnaître les signes d’alerte thromboembolique,
  • Savoir les gestes de premier secours en réanimation cardio respiratoire,
  • Savoir établir un programme de réhabilitation en fonction des résultats du bilan kinésithérapique (aide : voir arbres décisionnels),
  • Savoir identifier les signes de troubles psychiques : établir une évaluation précoce, transmettre les conclusions à l’équipe soignante, adapter en fonction de l’environnement et des connaissances du praticien, l’écoute et la PEC en kinésithérapie.

 

 

DANS LE CADRE

Où ces prérequis sont incomplets il appartient à chaque professionnel de rééducation de faire une mise à jour a minima auprès d’un médecin.

 

Le professionnel de santé a le devoir de refuser ce type de PEC si ses compétences dans le domaine sont insuffisantes et prédisposent le patient à un risque supérieur au bénéfice attendu.

 

 

  • : Objectif de ces prérequis : 

 

 

 

  • Effectuer un bilan systématique en première consultation et un suivi en fonction du grade de la pathologie fonctionnelle,
  • Effectuer un compte rendu utile et nécessaire pour le médecin traitant et participer au contrôle régulier des prises de constantes au sein d’une équipe soignante en libéral (cahier de suivi),
  • Alerter l’équipe médicale en fonction des conclusions du diagnostic kinésithérapique par priorité d’urgence : SAMU, médecin traitant, infirmière, équipe de soins, équipe médico- sociale et entourage familial.

 

 

 

  • / Matériel obligatoire pour l’évaluation en kinésithérapie cardio-respiratoire : 

 

 

 

  • Stéthoscope
  • Tensiomètre
  • Saturomètre Sp0² médical : important ! Seuls les saturomètres avec norme médicale ont une sensibilité de niveau suffisant en dessous 95% de SPO2. Les saturomètres vendus sur le marché public (parapharmacie, grande surface) ne sont pas recommandés et sont donc non utilisables,
  • Dans le cadre d’une prescription d’O2 : un bloc portable ou à défaut un câble de distribution d’O2 de 5 mètres minimum,
  • Système individuel de rééducation respiratoire (bocal de Plent…),
  • Peak flow,
  • Podomètre,
  • Chronomètre,
  • Matériel de protection individuelle : masque idéal FFP2 pour patients infectés, lunettes de protection, sur blouse, gants, charlotte et sur chaussures, le tout à usage unique.
  • Matériel de protection individuelle pour patient hors infection : masque chirurgical a minima recommandé pour le praticien, gants à usage unique,
  • Evaluation par questionnaire (voir annexe) en fonction du profil du patient :

 

 

    • Évaluation de l’activité physique IPAQ version courte,
    • Evaluation de l’activité quotidienne par l’index de Barthel pour sortie de réanimation,
    • Test lié aux troubles de l’équilibre BBS,
    • Echelle de BORG,
    • Echelle anxiété (GAD-7).

(Documents fournis en annexe)

 

 

  • Mètre, rouleau de ruban adhésif de couleur type plombier, chaise, tabouret.

 

 

3/ Etat des lieux de la physiopathologie et implications directes au traitement kinésithérapique : (8-24)

 

3-1/ Aspect clinique du patient post COVID-19 (Table 1)

 

Contexte : Nouvelle pneumonie infectée par un coronavirus : Pneumonie due à un coronavirus (2019-nCoV).

 

Epidémiologie :

 

Une revue, établie sur 72 314 cas, a été effectuée par Wu & al présentant, parmi les cas confirmés, 3 catégories de patients symptomatiques : moyen, grave, sévère. Avec pour les patients sévères, la présence d’au moins une de ces comorbidités : risque cardio-vasculaire, diabète, pathologie respiratoire chronique, hypertension artérielle, et cancer. L’auteur précise qu’en 30 jours l’épidémie s’est propagée d’une ville à toute la Chine et que l’une des voies de contamination du COVID-19 fut le réseau hospitalier lui-même malgré toutes les précautions prises par le personnel soignant. Nous attirons donc votre attention sur le respect le plus strict des obligations d’hygiène lors de vos futures interventions auprès des patients rentrés à leur domicile.

Au 07 avril 2020, 78 167 cas confirmés de COVID-19 (38 cas le 27 février 2020) étaient identifiés en France. 7 131 personnes étaient hospitalisées en réanimation et 10 328 patients étaient

 

décédés (ce chiffre incluant les décès au sein des EHPAD). L‘âge médian des malades était de 60 ans. Au niveau mondial, plus d’un million de cas sont recensés dans plus de 200 pays, l’Europe et les États-Unis constituant actuellement l’épicentre de cette épidémie. (HPSC)

 

Symptomatologie associée :

 

 

  • Toux sèche, congestion nasale, écoulement nasal,
  • Fatigue musculaire et générale, myalgies,

 

Table 1 : Aspect clinique du patient COVID 19

 

 

  • État fébrile selon les cohortes observées de 37,3 à 38,3°C,
  • Diarrhée, changement des rythmes de selles,
  • Nausée, vomissement,
  • Céphalée,
  • Lésions à type d’engelures et plus rarement d’érythème du visage,
  • Douleurs thoraciques,
  • Maux de gorges,
  • Anosmie et / ou agueusie,
  • Chez la personne âgée : trouble de l’humeur et désorientation temporo-spatiale, malaise, état confusionnel.

 

 

Formes avec complication cardiovasculaire :

 

  • Myocardites aigues,
  • Arythmies cardiaques.

 

La phase de charge virale est généralement maximale entre J-6 et J-9 après le début des premiers symptômes alors le risque de décompensation cardio-pulmonaire est élevé.

 

Signes d’alertes :

 

 

  • SpO² mesurée < 95% en air ambiant (en l’absence d’affection respiratoire chronique hypoxémiante),
  • Polypnée : 24 cycles minute au repos,
  • Pa < 100 mmHg en l’absence de prise d’antihypertenseurs.

 

 

Signes de gravité. Appel SAMU :

 

SpO² < 90%,

 

  • Fréquence respiratoire > 30 cycles/minute,
  • Chute de la Pa < 90mmHg,
  • Altération de la conscience, confusion, somnolence.

 

 

 

  • / Spécificité à connaître

 

 

Le coronavirus est sensible à la lumière ultraviolette et à la chaleur, 56 °C pendant 30 min.

Les solvants lipidiques tels que l’éther, l’éthanol à 75 %, les désinfectants chlorés, l’acide peroxyacétique sont efficaces pour inactiver le virus.

Transmission de 2019-nCoV par contact avec des objets contenant des sécrétions de 2019-nCoV ou par inhalation de gouttelettes de sécrétion. D’après les résultats épidémiologiques actuels, la période d’incubation est généralement de 2 à 7 jours et peut aller jusqu’à 14 jours.

 

 

  • / Descriptions physiopathologiques sommaires

 

 

3 phases :

 

 

  • Incubation : en moyenne 7 jours,
  • Une phase de montée en charge virale en moyenne 7 jours,
  • Une phase de pic de 10 à 14j,
  • Une phase de régression,
  • Médiane de contagiosité : 20 à 28j selon les auteurs.

 

 

Plusieurs formes :

 

D’asymptomatique ou pauci symptomatique à sévère selon la réaction immunitaire : la forme sévère présente des IRA.

 

 

  •  La pneumonie COVID-19 (Table 2)

 

 

Classification de la pneumonie

 

Forme légère :

 

Pas de pneumonie à l’imagerie. Patient n’ayant pas nécessité d’hospitalisation. Patient en cours d’isolement ou après la période de contagiosité.

 

Forme courante :

 

Fièvre, symptômes respiratoires, etc. Pneumonie révélée par imagerie. Patient n’ayant pas nécessité d’hospitalisation (parfois mise en place d’oxygénation à domicile). Patient en cours d’isolement ou après la période de contagiosité.

 

Forme sévère :

 

 

  • Détresse respiratoire, fréquence respiratoire ≥ 30 respirations/min,
  • Au repos, la saturation en oxygène dans le sang ≤93%, Pression partielle d’oxygène artériel(PaO2) /concentration d’oxygène (FiO2) ≤300 mmHg (1 mmHg = 0,133).

 

 

Forme critique. Si l’une des trois conditions suivantes est remplie :

 

 

  • Insuffisance respiratoire et nécessité de Ventilation mécanique,
  • Symptomatologie de forme sévère combinant d’autres défaillances d’organes nécessitant une surveillance en unité de soins intensifs (USI),
  • Syndrome avec choc septique, acidose métabolique difficile à corriger et dysfonctionnement de coagulation par exemple.

 

 

Les cas sévères ont tendance à développer une détresse respiratoire une semaine après l’apparition des premiers signes, les cas critiques évoluant rapidement vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë (IRA).

 

Table 2 : Stades et forme de la pneumonie à COVID -19

 

 

  • Une symptomatologie relevée sur les réseaux d’observations médicaux chez les patients COVID-19

 

 

 

  • Péricardite,
  • Thrombose veineuse,
  • Asthénie et fatigabilité très variable selon l’individu : peut évoluer par crise, avec comme facteur prédisposant l’effort,
  • Douleur musculaire invalidante notamment après effort,
  • Hypo valence vestibulaire unilatérale aigue.

 

 

A noter que la notion d’effort est propre à chaque individu : du simple changement de position à une marche de plus de 500m (cf. arbre décisionnel réhabilitation à l’effort)

 

 

  • Trouble de la fonction ventilatoire pouvant amener à une mise en place d’O 2 quelques jours/ semaines post infection COVID-19.

 

 

 

  • / Les comorbidités post réanimation liées à

 

 

 

  • L’intubation et la ventilation invasive,
  • Immobilisation prolongée : escarre, thrombose veineuse profonde, pavillon de l’oreille,
  • Sédation : risque de distension au niveau du plexus brachial lors des postures et mobilisation,
  • Embolie pulmonaire,
  • Ischémie myocardique,
  • Lésion des fonctions hépatiques et rénales,
  • Le syndrome post réanimation : à la suite d’une admission pour un SDRA, il persiste des troubles de diffusion du CO ainsi que des syndromes obstructifs qui peuvent persister plusieurs années après l’admission. Chez les patients ventilés plus de 10 jours, 67% présentent une neuro myopathie de réanimation (ne pas confondre avec la myopathie observée chez les post COVID-19 hors soin intensif les deux pouvant coexister) dont la récupération complète reste incertaine à un an. Sont associés des troubles neuropsychiatriques dominés par des symptômes anxieux et dépressifs dont la prévalence se situe autour de 30% autour de la première année post réanimation. D’autres symptômes sont co-existants et décrits tels que syndrome de stress post traumatique, déficiences cognitives (diminution de la vitesse de traitement de l’information, troubles de l’attention). Ce syndrome a des conséquences au long court d’un point de vue handicap et invalidité. Il y a de grande chance qu’il se sur ajoute aux autres syndromes liés directement au post COVID-

 

  1. Les patients dans cette situation doivent avoir un suivi très particulier dans les semaines suivant l’infection au CIVOD-19 et la sortie de réanimation.

 

 

  • / Les comorbidités impliquant une prise en charge/surveillance spécifique 

 

 

 

  • Diabète,
  • HTA,
  • Pathologie cardiaque,
  • AVC, AIT,
  • Surcharge pondérale,
  • Personne âgée,
  • Pathologie immunodépressive,
  • Pathologie sur le système nerveux (central périphérique),
  • Pathologie musculo-squelettique,
  • Pathologie respiratoire chronique,
  • Cancer, chimiothérapie.

 

 

4/ Recommandations (18,21,23,25-33)

 

4-1/ Principes généraux (Table 3 et 4) 

 

Table 3 : Organigramme de la PEC en kinésithérapie

 

 

  • Toute personne qui entreprend la physiothérapie d’une personne atteinte de COVID-19 doit avoir connaissance des indications, contre-indications et précautions pertinentes pour le traitement des patients souffrant d’insuffisance respiratoire aiguë et chronique et être capable de mener une physiothérapie respiratoire.
  • Tout intervenant en rééducation cardio-respiratoire doit avoir en sa connaissance les risques de croisement avec d’autres virus et pathologies et leurs effets sur la fonction ventilatoire et/ou respiratoire. En cas de doute discuter avec l’équipe soignante et le médecin de prélèvements des sécrétions bronchiques (les kits de prélèvement sont disponibles en laboratoire d’analyses) et d’analyses complémentaires.

 

– Le kinésithérapeute doit respecter strictement les exigences des lignes directrices sur le champ d’application de la protection médicale commune contre l’infection par COVID-19. Tout kinésithérapeute qui entre en contact avec les patients pour l’évaluation et le traitement de la réadaptation respiratoire doit avoir pris connaissance des recommandations d’hygiène permettant la prévention et le contrôle des infections par les nouveaux coronavirus (COVID-19).

 

Table 4 : Les recommandations générales pour la PEC des patients non COVID-19

 

Toujours se tenir informé des procédures locales.

Dans le cadre d’une prise en charge hors patient COVID-19 Se référer aux recommandations pour

La protection contre la diffusion du virus 4-2/ Principes spécifiques (Table 5)

4-2-1/ La phase de consultation en kinésithérapie

 

 

  • Les soins de réhabilitation respiratoire doivent se faire en chambre privée avec ouverture vers l’extérieur,
  • Administrer un masque médical aux patients symptomatiques, l’interrogatoire se réalise à une distance de 2 mètres du patient,
  • Des précautions sont à prendre avec les patients utilisant des masques à oxygène à haut débit et une ventilation non invasive (VNI) dues au risque de dispersion dans l’environnement avec un masque mal positionné,
  • Les kinésithérapeutes manipulant les générateurs d’aérosol doivent utiliser des protections visuelles. Il est recommandé de connaître le matériel et la présence de fuite. Préférez faire effectuer l’aérosolthérapie par le patient en amont de l’acte de rééducation dans un délai correspondant à l’action de la substance active prescrite et délivrée. Dans le cas où cela n’est pas possible prendre connaissance des recommandations et procédures d’installation en chambre de soin en lien avec l’utilisation de ces aérosols.

 

 

Procédures d’installation en chambre de soins

 

La pièce doit être ventilée de manière à ce que le flux d’air sorte de la pièce, à l’extérieur du lieu d’habitation ou de soin. L’installation doit prévoir une pièce orientée de manière à ce que le flux d’air soit sortant par la fenêtre. Pour ce faire, l’installation de ventilateur est fortement recommandée selon les modalités suivantes : un ventilateur « entrant » côté porte et un ventilateur « sortant » côté fenêtre. Le kiné doit se positionner en amont du patient dos au sens du flux d’air. La zone accueillant la consultation à domicile doit être si possible décontaminée avec une solution à base d’eau de javel (1 berlingot d’eau de javel pour 1L d’eau claire) matin et soir pendant toute la période de contagiosité.

 

4-2-2/ Concernant la protection des kinésithérapeutes en contact avec les patients suspects ou confirmés COVID-19

 

  • Tenue chirurgicale jetable : si souillée, la jeter après usage, la changer ou l’enlever dans une zone de travail à risque prévue à cet effet (à domicile dans le cadre d’un patient infecté : réserver l’entrée du domicile au changement de tenue, ne rien toucher ! tout doit être fait par le patient de l’ouverture à la fermeture de la porte d’entrée),
  • Sur-chaussures ou chaussures à laisser au travail (au domicile du patient),
  • Charlotte (au domicile du patient),
  • Masque avec filtre,
  • Ne pas ramener les vêtements de travail à la maison,
  • Eviter les procédures génératrices d’aérosol si non nécessaires !

 

Table 5 : Les recommandations générales pour la PEC du patient COVID-19

 

  • / Concernant les techniques de rééducation respiratoire

 

 

Les techniques de réhabilitation respiratoire comprennent :

 

  • Les techniques manuelles pour stimuler la sécrétion,
  • La stimulation d’une toux efficace,
  • Les dispositifs thérapeutiques à pression respiratoire positive (par exemple IPPB – Intermittent Positive Pressure Breathing),
  • Les dispositifs produisant des oscillations à haute fréquence qui stimulent la toux (interne ou externe),
  • Toute mobilisation ou thérapie pouvant entraîner une toux ou une expectoration de la sécrétion, par exemple un changement de position (cf. 5-1-3).

 

Chacune des techniques susmentionnées doit être utilisée conformément aux règles de sécurité :

 

  • Le kinésithérapeute est derrière le patient avec un morceau de tissu lui recouvrant la bouche (à défaut le patient est équipé d’un masque spécial, ou sac en plastique dans lequel le patient doit tousser et cracher. Eviter qu’il soit tendu avant la mise en place)
ATTENTION : même en chambre d’isolement ventilée à flux laminaire, des études montrent des projections à travers les masques, notamment chirurgicaux à la toux.
  • N’oubliez pas que l’excrétion des crachats se fera par les techniques employées mais aussi a minima par un simple changement de position !
  • Le matériel infecté doit être placé immédiatement dans un conteneur adapté à ce type de matériel. Si non disponible : mettre le matériel jetable infecté dans un sac à poubelle noir fermé et remettre le tout dans en second sac poubelle noir fermé. Renseignez-vous des dispositions locales au recueil de ce type de déchets auprès des ARS, URPS, laboratoire de ville et l’équipe soignante (médecin traitant, infirmière, …)

 

 

  • / Concernant les techniques de réhabilitation à l’effort

 

 

  • L’activité doit se dérouler si possible en extérieur. En cas d’impossibilité : préférez une pièce ventilée selon les recommandations faites au chapitre 4-2-1,
  • Le kinésithérapeute est situé pendant l’exécution des exercices de préférence derrière le patient, dos au sens de ventilation de la pièce,
  • L’explication et la démonstration de face doit au minimum se faire à 2m de distance,
  • Toujours évaluer le patient avant toute prise en charge : examen clinique de routine (cf. arbre décisionnel) et tenir compte de la fatigue (journal de suivi : mode d’apparition, temps de sommeil/sieste, variation de l’activité faite au quotidien par le patient, augmentation de la fatigue après le protocole de réhabilitation…),
  • Toute apparition de douleur suspecte doit faire arrêter immédiatement la PEC, et le kinésithérapeute doit informer l’équipe médicale,
  • Les recommandations du temps de pratique sont de 1H avec la nécessité de fractionner le temps de travail et d’adapter à la situation du patient au jour le jour.

 

5/ Traitement en kinésithérapie (Table 6 à 9)

 

 

  • / La réhabilitation respiratoire (18,21,23,34-41)

 

 

 

  • / Description 

 

 

 

  • Objectif 

 

 

Chez les patients atteints par le COVID-19, la réhabilitation respiratoire vise à travailler le plus étroitement possible avec l’équipe pour améliorer le pronostic, maximiser la récupération fonctionnelle et améliorer la qualité de vie.

 

 

  • Rôle

 

 

Admettre que la réadaptation respiratoire n’est actuellement qu’un soutien potentiel et qu’il y a un manque de directives nationales et internationales fondées sur des preuves et des recherches en ce domaine pour les nouvelles pneumonies infectées par des coronavirus notamment celle du COVID-19. L’intervention du kinésithérapeute doit faire l’objet d’un consensus au sein de l’équipe médicale sur le bénéfice/risque de celle-ci et sa sécurité de mise en œuvre pour le couple patient/thérapeute.

 

 

  • Calendrier

 

 

Le calendrier des interventions de réadaptation respiratoire dépend de la compréhension des mécanismes physiopathologiques du patient et de la stabilité des signes vitaux, de l’exclusion ou non de contre-indications à la réadaptation respiratoire et de la présentation clinique du patient. La réadaptation respiratoire doit être interrompue si la maladie évolue vers les signes cliniques inscrits aux drapeaux rouges de façon à ne pas interférer avec la prise en charge médicale.

 

 

  • Modalités 

 

 

Il est recommandé de donner aux patients des conseils en matière de réadaptation respiratoire en utilisant des vidéos éducatives, des brochures ou des téléconsultations afin d’économiser des ressources sur les équipements de protection et d’éviter les infections croisées.

 

Privilégier l’apprentissage de l’auto drainage bronchique quand nécessaire et reproductible par le patient.

 

 

  • Individualisation

 

 

Quel que soit le mode d’intervention utilisé pour la réadaptation respiratoire, le principe d’individualisation doit être suivi. Ceci est particulièrement important pour les patients dans un état grave ou critique et les personnes âgées, obèses, avec cachexies, avec de nombreuses maladies coexistantes (pulmonaires et non pulmonaires) et des complications à un ou plusieurs organes. Chez les patients en phase aiguë, il est recommandé de ne prendre que les mesures qui peuvent améliorer l’état du patient ou prévenir les complications liées à l’immobilisation.

 

En conséquence de quoi la Réadaptation Respiratoire (RR) se fera en fonction :

 

    • Du profil de patient COVID-19 : modéré à sévère (sorti de réanimation),
    • Des comorbidités post réanimation,
    • Des comorbidités connexes,
    • De l’état général,
    • De la médication.

 

(Cf. 3/ Etat des lieux de la physiopathologie et implications directes au traitement kinésithérapique)

 

 

  • Évaluation

 

 

L’évaluation et la surveillance des paramètres vitaux et de bien-être du patient doivent être effectuées tout au long du traitement de réadaptation respiratoire.

Chez les patients COVID-19, le but principal de la réadaptation respiratoire est de réduire les symptômes de dyspnée, d’améliorer la capacité pulmonaire, de contrecarrer les complications résultant de l’insuffisance respiratoire et de l’immobilisation, de réduire le handicap, d’améliorer la qualité de vie, de réduire le niveau d’anxiété et de contrecarrer la dépression. Si nécessaire faciliter l’excrétion des crachats, diminuer/ éliminer l’encombrement.

 

Doit être pratiqué en sus du bilan kinésithérapique général :

 

    • Une observation de la fonction respiratoire (rythme, position, type de respiration,

tirage…),

    • Une écoute stéthacoustique relevant une localisation des dysfonctions tels que Ronchis, Sibilant, diminution du murmure vésiculaire, absence de murmure vésiculaire, les signes d’embolie,
    • Un Peak flow afin d’évaluer le DEP,
    • Relevé de la fréquence cardiaque et de la tension au repos avant et après rééducation.

 

Cf. : Box 1 : Volumes pulmonaires et actions musculaires Box 2 : PEAK FLOW et DEP

 

 

  • / Arbre décisionnel et drapeaux rouges

 

 

 

  • Critère d’arrêt de la PEC

 

 

Toute situation décrite dans cette partie doit impérativement être suivie d’un arrêt immédiat de la PEC et d’une alerte immédiate au médecin référent et le cas échéant des services d’urgences

 

 

  • Saturation en oxygène du sang : 95 % ou baisse > 4 % par rapport à la valeur de référence,
  • Fréquence respiratoire > 40 respirations/min,
  • Pression sanguine systolique : <90 mmHg ou > 180 mmHg. Ou Pa < 90/60 et >140/90,
  • Pression artérielle moyenne (MAP) : <65 mmHg ou > 110 mmHg ou un changement de plus de 20% par rapport à la ligne de base,
  • Fréquence cardiaque < 40 ou > 120 BPM,
  • Début d’arythmie ou d’ischémie myocardique,
  • Augmentation de l’anxiété du patient, irritabilité, perte de conscience,
  • Forte intensité de fatigue et intolérance à l’activité physique chez le patient, chute,
  • Fluctuation de température supérieure à 37,2°C,
  • Toute exacerbation des symptômes respiratoires et fatigue non soulagée par le repos,
  • Signes cliniques : oppression thoracique, douleur thoracique, dyspnée, toux grave, vertiges maux de tête, vision trouble, palpitation cardiaque, trouble profond de la transpiration, instabilité à la marche.

 

 

 

  • Début d’infection COVID-19 : 

 

 

Toux sèche = surveillance

 

Les kinésithérapeutes devraient surveiller les patients et prendre en compte les maladies coexistantes comme les maladies respiratoires chroniques.

 

 

  • En phase d’insuffisance respiratoire aigüe (IRA)

 

 

Il est observable une réduction de la compliance pulmonaire, une augmentation du travail respiratoire (le sujet met en place une stratégie de ventilation par accélération de la fréquence respiratoire) et une altération de l’oxygénation dans la circulation systémique. A ce stade, sont déconseillés :

 

 

  • La Respiration diaphragmatique,
  • La Respiration à lèvres pincées,
  • La Désobstruction bronchique (PEP Bouteille, cough-assist, etc.),
  • L’utilisation de spirométrie incitative,
  • La mobilisation manuelle/étirement de la cage thoracique,
  • Le Lavage nasal,
  • L’entraînement des muscles respiratoires,
  • Le réentrainement à l’effort,
  • La Mobilisation en phase aiguë ou si instabilité clinique (évaluation en équipe indispensable).

 

 

EN PHASE IRA

 

Il est impératif de limiter la désobstruction bronchique afin de réduire au maximum l’effort respiratoire.

En principe cette phase n’est pas accessible au kinésithérapeute libéral, mais le dépistage fortuit peut être relayé à l’équipe médicale.

 

 

  • PEC des formes de pneumonies légères à courantes isolées, sortant d’hospitalisation en médecine générale ou en suivi par la médecine de ville : 

 

 

La plupart des patients isolés ou hospitalisés en médecine générale ne souffrent que d’une légère altération de la fonction pulmonaire et n’ont pas ou peu de séquelles autour de la fonction pulmonaire. C’est après la phase aigüe de la maladie que surviennent parfois des encombrements légers, en réponse aux lésions pulmonaires, qu’il conviendra de prendre en charge dans le respect des principes généraux et des principes spécifiques à la réadaptation respiratoire.

 

S’il y a traitement la PEC se fera avec des techniques d’économie d’énergie :

 

    • Utiliser des postures favorisant la respiration : semi-assis, assis, ou assis penché en avant,
    • Respirer en soufflant avec l’image de « souffler sur une bougie » pour l’élimination des mucosités en épargnant la toux (fatigante).

 

La réhabilitation à l’effort et aux activités de la vie quotidienne, la PEC des composantes psychologique et nutritionnelle sont à considérer dans la PEC de réadaptation respiratoire s’il ressort de votre bilan des marqueurs dans ces différents domaines. Ils sont développés en détails dans les chapitres suivants.

 

 

  • PEC des formes de pneumonies courantes à sévères revenues d’hospitalisation en médecine générale ou d’USI

 

 

Si le patient présente des symptômes tels que l’essoufflement, une respiration sifflante et des difficultés à évacuer les crachats après sa sortie de l’hôpital, la PEC se fera à l’aide des techniques suivantes : RR 1, RR2, RR 3, RR 5, RR 9, RR 10, RR 11, RR 12, ± RR 13.

 

 

  • En phase post COVID-19

 

 

Les techniques de réadaptation respiratoires s’appliquent aux mêmes indications que celle d’un patient non COVID-19.

 

 

  • / Exercices ACT (Airways Clearance Technique)

 

 

RR 1/ Positions posturales pour réduire la dyspnée

 

L’essoufflement résultant d’une insuffisance respiratoire peut entraîner une diminution de la capacité à faire de l’exercice et augmenter l’immobilisation du patient. En plaçant le patient assis ou debout penché vers l’avant, il est possible d’optimiser l’activité des muscles respiratoires (notamment celle du diaphragme), réduire les efforts respiratoires et la sensation de dyspnée et augmenter la capacité pulmonaire. Il est conseillé de mobiliser le patient en dehors du lit dès que sa capacité le permettra.

 

RR 2/ Techniques de respiration pour réduire la dyspnée

 

  1. Contrôle de la respiration : Cette technique doit être effectuée en position assise. Si l’état du patient ne permet pas une telle position, il faut la pratiquer en position semi- suspendue (tête posée en avant sur des coussins, bras croisés sous le front). Il est très important que le patient détende les muscles inspiratoires accessoires, en particulier ceux des bras et du cou, puis il commence par inhaler par le nez (ce qui chauffe et hydrate l’air),

 

puis il effectue une expiration lente et prolongée en position détendue avec activation des voies respiratoires appropriées (voies respiratoires thoracique et abdominale inférieures). La respiration doit être calme (peu profonde et lente).

 

  1. L’expiration doit être effectuée avec la respiration dite “à lèvres pincée”. Cette technique peut être ajoutée à la respiration normale au repos et en mouvement. Elle consiste à resserrer légèrement les lèvres pendant l’expiration, le patient ayant pour consigne de « soufflez sur une bougie ».

 

RR 3/ Techniques de respiration pour le désencombrement (drainage non instrumental)

 

Le choix de la technique de nettoyage des bronches doit être fondé sur l’examen du patient, le lieu de rétention des sécrétions, la densité des sécrétions, la disponibilité de l’équipement, les compétences du thérapeute, l’acceptation de la procédure, les contre-indications existantes, le niveau de coopération, la tolérance à la position du corps, les possibilités d’éducation familiale et la sécurité du patient et du thérapeute. Sont également connues du thérapeute les indications et contres indications à chacune des techniques répertoriées dans cette liste :

 

  • TEF (FET)- AFE déconseillé en phase post USI,
  • AFE Alterné : posologie 4 à 5 exercices, temps de repos = temps de travail,
  • AFE+ drainage postural,
  • Toux dirigée, toux provoquée,
  • Pompage Trachéal Expiratoire (PTE),
  • Pompage Valléculaire (PVal),
  • Expirations Lentes Prolongées + toux provoquée (ELPr + TP),
  • Exploration lente en infra latéral (ELTGOL),
  • Drainage Autogène (DA),
  • Les techniques en cycles actifs en variation de débit : Active Cycle of Breathing Technique (ACBT).

 

Envisagez d’utiliser RR 4/ avant chaque drainage

 

RR 4/ Fluidifier grâce à une nébulisation avec une solution saline hypertonique (3-7%) pour détendre la sécrétion visqueuse avant d’appliquer les techniques de nettoyage des bronches. Peuvent également être préconisés des bains chauds, des boissons chaudes, les bronchodilatateurs 20 à 30 minutes avant drainages.

 

RR 5/ Technique de recrutement ventilatoire inspiratoire (aide inspiratoire au drainage) : Action d’aide à l’augmentation du volume inspiratoire pour préparer l’expiratoire : action sur les Voies Aériennes Inférieures (VAI).

 

Contre-indication : CV< 1l, VC < 680ml, Sat0² < 88%, DEP < 160-180 H²O

 

  • Recrutement des volumes inspiratoires,
  • Spirométrie incitative (SI : volume, volume et anti retour, débit),
  • Exercices à Débits Inspiratoires Contrôlés (EDIC et SI positionnelle),
  • Respiration glossopharyngée,
  • Air stacking,
  • Inflation mécanique IPPB (relaxateur de pression),

 

RR 6/ Positions de drainage modifiées (éviter les positions où la tête pend vers le bas). Si la rétention des crachats pose un problème, il est recommandé d’effectuer un drainage postural du

 

lobe affecté (par exemple : si la maladie implique le poumon unilatéral, le poumon sain est en dessous).

 

RR 8/ Pression Expiratoire Positive continue (PEP)/discontinue (OPEP) mécanique. RR 9/ Techniques de toux manuelle assistée (MAC) : Cough Assist.

RR 10/ Percussions/ Vibrations à hautes fréquences extra et intra thoraciques instrumentales.

 

RR 11/ Lorsqu’il y a une forte faiblesse de la toux (DEP < 155), l’Insufflation-Exsufflation Mécanique (IEM) doit être envisagée par exemple chez les patients souffrant de dysfonctionnement des muscles respiratoires lors de maladies neurologiques. But : administration graduelle d’une pression positive et brusque inversion du flux = exsufflation (5 mouvements respiratoires maximum, temps de pause = 2 temps de travail). Afin de limiter la toux à la stricte expectoration, en kinésithérapie de ville, la réadaptation respiratoire peut être assistée par des dispositifs tels que la ventilation oscillante à pression positive (OPEP). En cabinet les ventilations à PEP/OPEP permettent également de limiter la toux à la stricte expectoration. Leur utilisation doit être connue dans cette pratique par le praticien.

 

RR 12/ Augmentation de la capacité pulmonaire :

 

  • Positions posturales inclinées ou, avec des changements unilatéraux, position sur le côté (côté sain). Si possible, le patient doit être mobilisé en position assise ou avec la tête relevée. Cette position est plus favorable à la ventilation,
  • Respiration profonde et Inspiration lente forcée (EDIC),
  • Mobilisation thoracique avec membre supérieur pour améliorer la ventilation lorsque le patient est stable sur le plan respiratoire,
  • Stockage d’air (BAVU avec filtre) stockage de 2Vt,
  • Ventilation à 2 niveaux de pression : Intermittent Positive Pressure Breathing (IPPB). RR 13/ Travail musculaire inspiratoire

En cas de dysfonctionnement du muscle inspiratoire, il est recommandé d’effectuer un entraînement musculaire inspiratoire, avec un entraîneur respiratoire, en utilisant une charge de 30 à

50 % de PIM, 7 fois/semaine, 30 inspirations/répétitions, au moins 6 secondes entre chaque inspiration. La PIM ou Pimax est effectuée avec un matériel spécifique.

 

RR 14/ Oxygénothérapie

 

Le maintien de la SpO2 à 95-100 % du niveau d’oxygène dans le sang est conseillé, mais chez les patients à risque d’hypercapnie, par exemple une BPCO coexistant, le maintien de la saturation doit se faire autour de 88-89 % pendant les exercices.

 

RR 15/ Travail du schéma respiratoire

 

Comprenant des techniques telles que la gestion posturale, l’ajustement du rythme respiratoire, l’entraînement à l’activité thoracique et la mobilisation de la participation des muscles respiratoires.

 

5-2/ La réhabilitation à l’effort (13, 14, 18, 19, 21, 23, 42-46)

 

 

  • / Description 

 

 

 

  • Respecter la fatigue du patient

 

 

Le programme ne doit pas induire une augmentation de fatigue persistant plus de 24h, le cas échéant un ajustement de l’intensité sera réalisé rapidement. Ceci nécessite une bonne information préalable du patient qui pourra vous transmettre son état avant la consultation suivante (si séance espacée dans le temps) afin de limiter les risques de décompensation cardio-respiratoire, et les lésions musculo-squelettiques à la poursuite d’un effort sus capacitaire.

 

  1. Individualisation de la PEC en fonction : 

 

 

  • Du profil de patient COVID-19 : léger à sévère (sorti de réanimation),
  • Des comorbidités post réanimation,
  • Des comorbidités connexes,
  • De l’état général,
  • De la médication (voir les effets indésirables répertoriés pouvant exister et imputant la réhabilitation à l’effort).

 

 

(Cf. 3/ Etat des lieux de la physiopathologie et implications directes au traitement kinésithérapique)

 

 

  • Concernant la réhabilitation d’un patient en sortie de réanimation

 

 

 

  • Le patient doit être capable d’exécuter toutes les composantes du programme de physiothérapie prévu : éviter l’échec !
  • L’intensité de chaque mouvement est déterminée par le patient,
  • La tolérance du patient à l’effort est évaluée par :

 

 

    • La SpO2 pendant toute la durée du travail,
    • Le test d’effort sous maximal TDM 6 : afin d’évaluer s’il y a désaturation à la marche,
    • Si pas de force pour la marche : évaluer pour les membres inférieurs le nombre de piétinements à l’air (effectués pendant 3 minutes en position couchée) avec saturomètre et identifier si la situation se présente :

 

      • Une désaturation pendant l’exercice,
      • Une apparition de douleur,
      • Le temps d’apparition de la faiblesse musculaire :

 

Travailler en deçà des limites fixées par cette évaluation en démarrant avec un programme de type segmentaire : 3 à 8 séries de 1 à 3 répétitions. Associer aux exercices de type RR 11, RR12, RR13.

 

 

  • Concernant la réhabilitation avec un patient en isolement

 

 

But de l’isolement : Prévenir la propagation de la maladie.

 

Risques liés à la limitation de l’espace vital :

 

  • Diminution de la force musculaire,
  • Diminution de l’efficacité de l’expectoration,
  • Augmentation significative du risque de thrombose veineuse profonde,
  • Intolérance à l’activité physique,

 

  • Problèmes psychiques,

 

  • Prédéfinir un espace de travail à l’activité allongée, assise et debout statique et dynamique,
  • Prédéfinir la plage d’entraînement en fonction des tests d’évaluation à l’effort,
  • Bien planifier – Identifier/utiliser le nombre minimum de personnes nécessaires pour effectuer l’activité en toute sécurité,
  • S’assurer que tout l’équipement est disponible et fonctionne,
  • S’assurer que tout l’équipement est correctement nettoyé ou décontaminé,
  • Si l’équipement doit être partagé entre les patients, nettoyer et désinfecter entre chaque utilisation par le patient,
  • Dans la mesure du possible, empêcher le mouvement de l’équipement entre les zones infectieuses et non infectieuses (hors du domicile et hors de la chambre d’isolement dans le domicile),
  • Utiliser du matériel éducatif sous forme de brochures ou de courtes vidéos d’instruction sur le maintien de l’activité physique,
  • Utiliser le Télé Soin sur le lieu de séjour du patient, ce qui permet d’économiser des équipements de protection et, surtout, de se protéger contre les infections croisées.
  • Rester à disposition d’écoute et de soutient.

 

 

 

  • Pour tous les patients la réhabilitation à l’effort se fera par un programme progressif incluant des exercices aérobies

 

 

L’exercice aérobie est prescrit selon le principe FITT (Fréquence, Intensité, Temps, Type).

 

D’une manière générale ne peut-être produit un acte de réhabilitation à l’effort que sur un patient stable (fonction respiratoire et hémodynamique stable).

 

Les recommandations supplémentaires comprennent le repos, une quantité adéquate de sommeil, une alimentation et une hydratation équilibrées, l’arrêt du tabac et la prévention de la

pollution de l’air doivent être considérés dans l’éducation thérapeutique délivrée au patient.

 

  1. Evaluation 

 

    • FC,
    • FR,
    • Pa,
    • SatO²,
    • Ecoute stéthacoustique respiratoire/cardiaque,
    • Bilan articulaire,
    • Force musculaire : test musculaire manuel,
    • Capacité aérobie (échelle de BORG),
    • TDM 6,
    • Evaluation de la RM (résistance maximale),
    • Evaluation fonctionnelle de l’équilibre BBS,
    • IPAQ,
    • Indice de Barthel.

 

Cf. : Box 3 : Tableau d’équivalence MET/AVQ Box 4 : TDM 6

 

 

  • / Arbre décisionnel et drapeaux rouges

 

 

 

  • Critère de « l’effort » propre au patient COVID-19

 

 

La PEC en réhabilitation à l’effort doit se faire en deçà du seuil de dyspnée pendant toute la durée de la convalescence.

 

En effet, la description de la dyspnée sans complication chez les patients COVID-19 (donc non hospitalisés) semble être une dyspnée respiratoire et non ventilatoire ! Tout travail au-dessus du seuil de dyspnée tendrait à faire encourir des troubles d’hypoxie métabolique avec comme retentissement clinique une augmentation de la fatigabilité post effort, une difficulté de la récupération, et des risques de décompensation chez les plus fragiles.

 

La période de convalescence reste, jusqu’à ce jour définie par la clinique et l’évolution des symptômes et non attribuable à un temps. Même si initialement la durée de 21 jour a été publiée les conséquences, séquelles et rechutes de l’atteinte au COVID-19 au long court sont inconnues. Certains réseaux témoignent d’ARN viral retrouvé chez des patients dont l’atteinte est diagnostiquée > à 40 J.

 

 

  • Critères d’arrêt de la PEC

 

 

Toute situation décrite dans cette partie doit impérativement être suivie d’un arrêt immédiat de la PEC et d’une alerte immédiate au médecin référent et le cas échéant aux services d’urgences.

 

 

  • Saturation en oxygène du sang : 95 % ou baisse > 4 % par rapport à la valeur de référence,
  • Fréquence respiratoire > 40 respirations/min,
  • Pression sanguine systolique : <90 mmHg ou > 180 mmHg. Ou Pa < 90/60 et >140/90,
  • Pression artérielle moyenne (MAP) : <65 mmHg ou > 110 mmHg ou un changement de plus de 20% par rapport à la ligne de base,
  • Fréquence cardiaque < 40 ou > 120 BPM,
  • Début d’arythmie ou d’ischémie myocardique,
  • Augmentation de l’anxiété du patient, irritabilité, perte de conscience,
  • Forte intensité de fatigue et intolérance à l’activité physique chez le patient, chute,
  • Fluctuation de température supérieure à 37,2°C,
  • Toute exacerbation des symptômes respiratoires et fatigue non soulagée par le repos,
  • Signes cliniques : oppression thoracique, douleur thoracique, dyspnée, toux grave, vertiges maux de tête, vision trouble, palpitation cardiaque, trouble profond de la transpiration, instabilité à la marche.

 

 

Il est probable que les patients atteints de COVID-19 aient une capacité physique considérablement réduite, avec une dyspnée qui augmente après l’activité physique, et une atrophie musculaire (y compris les muscles respiratoires et du torse, ainsi que le syndrome de faiblesse acquis pendant leur séjour dans l’unité de soins intensifs et des troubles mentaux, comme dans le syndrome de stress post-traumatique.

 

Des cas de recrudescence de symptômes (quelques jours/semaines après la phase de pic) ont été référencés, notamment :

 

Fatigue à l’effort qui ressurgit, Essoufflement : Penser Péricardite, Lésion musculaire,

Vertige / Instabilité.

 

Critères d’exclusion à PEC en réhabilitation à l’effort du patient COVID-19 :

 

 

  • FC > 100 bpm,

 

PA < 90/60 mmHg ou > à 140/90 mmHg,

SpO² ≤ 95%,

 

  • Toute maladie qui ne permet pas la PEC en Réhabilitation à l’effort.

 

 

 

  • Etablissement du programme de réhabilitation à l’effort : arbre décisionnel

 

 

 

  • Début d’infection au COVID-19

 

 

Dans le cadre strict du patient COVID-19 pas de recommandation spécifique. Il est préférable de limiter l’effort physique aux simples activités de la vie quotidienne. L’activité sportive est à déconseiller. La marche dans la journée doit être segmentée en plusieurs phases et la somme ne pas excéder 1h. Le kinésithérapeute veillera à éduquer le patient sur la notion de dyspnée à l’effort, la fatigue générale et le repos.

 

 

  • En phase d’insuffisance respiratoire aigüe (IRA)

 

 

Tout effort est à proscrire et interdit ! La moindre activité pouvant faire décompenser le patient et déclencher une situation d’urgence vitale.

 

    • PEC des formes de pneumonies légères à courantes isolées, sortant d’hospitalisation en médecine générale ou en suivi en médecine de ville : 

 

Principes :

 

La durée de leur séjour à l’hôpital est relativement courte, ce qui réduit la probabilité d’une altération physique. Malgré tout l’alitement prolongé inhabituel, la restriction d’activité quotidienne et les séquelles de la maladie sur les tissus neuro-musculo-squelettiques (encore mal appréhendé) nécessite un bilan exhaustif et une PEC adaptée et généralisée pour ces patients.

Les formes légères et courantes sont aussi exposées à un risque de décompensation lors de la prise en charge en kinésithérapie.

Malgré leurs noms, la PEC des formes légères et courantes devra respecter strictement la douleur et la fatigabilité du patient.

Les objectifs de la réhabilitation de ces patients après leur sortie sont principalement de rétablir :

 

  • Leur condition physique pour évoluer progressivement vers le niveau d’activité précédent la maladie,
  • Leur adaptation psychologique,
  • Leur réintégration à la société.

 

Méthode FITT

 

Fréquence : 3/5 semaine.

 

Intensité : L’intensité de l’activité ne doit pas dépasser un niveau de fatigabilité et ne doit pas atteindre la dyspnée. Elle doit respecter la progression suivante en fonction de la réévaluation hebdomadaire effectuée par le kinésithérapeute :

 

  1. Très faible intensité : intensité maximale atteinte au cours de l’exercice <57% FC max ou augmentation de la fréquence cardiaque <30% par rapport à la FC repos.

 

  1. Faible intensité : intensité maximale atteinte au cours de l’exercice comprise entre 57% et 63% de la FC max ou augmentation de la fréquence cardiaque de 30 à 39% par rapport à la FC repos.
  2. Moyenne intensité : intensité maximale atteinte au cours de l’exercice comprise entre 64% et 76% de la FC max ou augmentation de la fréquence cardiaque de 40 à 59% par rapport à la FC repos.

 

Temps : 20 à 30 min (pour les personnes sujettes à la fatigue, préférer fractionner le temps d’activité et totaliser une activité d’1H incluant les activités quotidiennes).

 

Type de travail : RE 1, RE 2, RE 3, RE 4, RE 5.

 

 

  • PEC des formes courantes à sévères sortant d’USI

 

 

Principes 

 

  • En cas de contracture, de douleur causée par une lésion des tissus mous et de limitation des mouvements des articulations pendant les soins intensifs en unité de soins intensifs, la médication et l’appareillage devront être discutés avec l’équipe soignante.
  • Pour les patients qui sortent de l’hôpital avec des séquelles mineures, le principal objectif de la réadaptation, dans les deux semaines suivant la sortie, est d’évaluer leur capacité à effectuer des activités quotidiennes telles que le transfert, la toilette, le bain, etc.

 

En cas de perte d’autonomie dans les activités quotidiennes de première nécessité un bilan exhaustif des fonctions motrices du patient précèdera l’établissement d’un protocole ciblant les pertes segmentaires utiles à la récupération rapide de l’autonomie.

En cas de détresse respiratoire, la fonction respiratoire du patient, sa capacité d’activité aérobie et la force de ses membres doivent être prises en compte de manière exhaustive.

 

Les objectifs de la réhabilitation de ces patients après leur sortie sont principalement de rétablir :

 

  • Leur condition physique pour évoluer progressivement vers le niveau d’activité précédent la maladie,
  • Leur adaptation psychologique,
  • Leur réintégration à la société.

 

Méthode FITT

 

Fréquence : 3 fois/semaine.

Intensité : l’intensité de l’exercice est progressivement ajustée en fonction de la fonction cardio- pulmonaire du patient :

 

  1. Très faible intensité : intensité maximale atteinte au cours de l’exercice <57% FC max ou augmentation de la fréquence cardiaque <30% par rapport à la FC repos.
  2. Faible intensité : intensité maximale atteinte au cours de l’exercice comprise entre 57% et 63% de la FC max ou augmentation de la fréquence cardiaque de 30 à 39% par rapport à la FC repos.
  3. Moyenne intensité : intensité maximale atteinte au cours de l’exercice comprise entre 64% et 76% de la FC max ou augmentation de la fréquence cardiaque de 40 à 59% par rapport à la FC repos.

 

Temps : 10-30 min par séance comprenant un échauffement de 3 minutes et 5 minutes de récupération à environ 30-40% de l’intensité de l’exercice. Notez que si vous réalisez un exercice fractionné vous devez calculer le temps total de l’exercice en additionnant le temps des différents intervalles.

 

Type De travail :

 

Les patients qui ont la capacité de se déplacer de manière autonome dans leur zone d’isolement doivent, par les activités quotidiennes s’efforcer de cumuler plus d’une heure d’activité divisée en plusieurs petites sections pour éviter strictement la fatigue : RE 1, RE 2, RE 5.

Les patients ne pouvant pas se tenir debout. Alternatives positionnelles : semi-assis/ assis, RE 1, RE 2, RE 5.

RE 4 : 4 semaines après la sortie et dès que les capacités du patient le permettront.

Les techniques de mobilisation et d’étirement ne doivent pas compter dans le temps total d’exercice mais intégrer la séance dans le respect de l’individualisation de la PEC.

 

RE 6 : L’abord manuel du ventre se fera après bilan spécifique viscéral, plainte du patient et séquelles post réanimation signalées dans le dossier médical.

 

 

  • En phase post COVID-19

 

 

Au jour de la rédaction, elle est inconnue, elle doit être réalisée selon les modèles pré cités tout en respectant les normes EBM (Evidence base médecine) c à d :

Surveillance Protocole FITT Fatigue/douleur

 

Cf. Box 5 : Protocole standard de Réhabilitation à l’effort.

 

 

  • / Exercices 

 

 

RE 1/Exercices segmentaires : les étirements en actifs sont limités au seuil de sensation, pas de douleur pendant et après étirement (risque de fragilité du tissu musculaire) temps de maintien 6sec – repos 10sec – nombre de répétition 2 à 4 (rechercher l’ouverture thoracique et l’entretien général membres supérieurs et inférieurs).

 

RE 2/Exercices segmentaires : renforcement musculaire du tronc et des membres. La fréquence d’entraînement de chaque groupe musculaire cible est de 2 à 3 fois/semaine, la charge est de 10% à 60% de la RM : 8 à 12 séries par groupe, 1 à 3 répétitions, 1 à 3 groupes/séance).

 

RE 3/ Exercices aérobie : vélo, la marche intérieure, extérieure (fonction de la contagiosité, de la législation en vigueur, des respects de consignes de sécurité patient/soignant).

 

RE 4/ Exercice aérobie cardio-respiratoire : L’intervalle-training. cf. box 6 : Intervalle- training. Débuter par un travail de type 2/10 : travail à résistance 0 pendant 2 min – Travail dans la FC de réserve pendant 10 sec (débuter dans la plage basse de la FC de réserve cf. box.) Répéter 3 à 5 fois.

 

RE 5/ Diverses activités de la vie quotidienne (des plus faciles : transfert, retournement …. WC, douche, habillage …. Préparation d’un repas, nurserie des enfants, activités d’entretien de la maison…).

 

RE 6/ Abord kinésithérapique spécifique par mobilisation articulaire douce infra douloureuse, abord manuel du ventre et de la sphère digestive….

 

6/ PEC psychologique et cognitive-comportementale du patient COVID-19 quelle que soit la forme, isolée ou post-hospitalisation (18,21,23,47,48)

 

 

  • / L’évaluation

 

 

Les patients présentant des tendances anxieuses-dépressives peuvent être rapidement évalués à l’aide de questionnaire d’auto-évaluation tel que le GAD-7. Une réorientation du patient vers un professionnel compétent (ou ligne d’assistance psychologique) pourra lui être proposée en fonction des résultats.

Les patients présentant des signes de malnutrition/dénutrition peuvent être rapidement évalués par :

 

 

  • Une connaissance des principales situations favorisant la malnutrition :

 

    • Situations favorisant une carence d’apports isolée : diminution des capacités masticatoires, troubles de la déglutition, déficits moteurs ou tremblements des membres supérieurs, détériorations intellectuelles / démences, perte d’autonomie, douleur / souffrance psychique (troubles de l’humeur), thérapeutiques agressives (chimio / Rayons), maladies du tube digestif (mycose buccale / œsophagienne…), régimes abusifs (sans sel strict), poly médications / psychotropes (surtout chez la personne âgée),
    • Situations favorisant un hyper catabolisme : infection / pathologie inflammatoire, hyperthyroïdie, réparation tissulaire (polytraumatisme ; brûlures …).

 

 

  • L’existence d’une des 3 circonstances suivantes :

 

    • Patient à risque de malnutrition (personne âgée, isolement…),
    • Difficulté à manger exprimée par le patient,
    • Irrégularité de la prise alimentaire observée par l’entourage ou les soignants.

 

  • Dépistage :
    • La tenue d’une feuille de surveillance alimentaire permet de confirmer la malnutrition.
    • La prise de données anthropométriques : Poids habituel, poids actuel et taille.

 

A noter : la perte de poids > 2% en 1 semaine, 5% en 1 mois et 10% en 6 mois est un signe d’appel. (Une perte de poids chez un sujet en surcharge pondérale, peut être volontaire et n’est pas forcément le témoin d’une dénutrition quand le ratio protéines/énergie des apports alimentaires est conservé).

 

    • Indice de Masse Corporelle (IMC) = P/T²
      • Normes entre 18,5 et 25,
      • La dénutrition est probable devant un IMC < 18,5 (possibilité de maigreur constitutionnelle entre 16 et 18,5),
      • La dénutrition est certaine quand l’IMC est < 16. La présence d’œdèmes peut limiter le diagnostic de dénutrition avec l’IMC.

 

 

  • / Education par la thérapie cognitive-comportementale (Table 6 à 9)

 

 

Le patient se verra enseigner par vulgarisation de la sémantique scientifique, des connaissances médicales sur l’infection COVID-19 et la nécessité d’une réadaptation complète afin de le faire adhérer le plus rapidement possible au traitement.

 

Faire prendre conscience des changements physiques et psychologiques qui peuvent se produire lors d’une infection virale (en particulier après la sortie de l’hôpital des formes sévères à critiques) au moyen de manuels ou de vidéos.

 

Le contenu de votre discours comprend des conseils surs :

 

 

  • Les consultations de suivi régulières,
  • Les précautions à prendre,
  • L’utilisation de l’oxygénothérapie,
  • Les conseils nutritionnels,
  • La compréhension du traitement de réadaptation respiratoire, de son importance et de son observance,
  • La signification de l’entraînement des muscles respiratoires,
  • Les méthodes d’économie d’énergie pour la vie quotidienne, etc.,
  • Sur le rôle de la réhabilitation à l’effort pour les patients après leur sortie de l’hôpital, le contenu spécifique, les effets, les précautions à prendre.

 

 

D’une manière générale l’éducation thérapeutique encourage à un mode de vie sain à long terme, à un suivi régulier, à la participation des patients, à l’observation des progrès et des avantages de la PEC en kinésithérapie.

 

 

  • / Les conseils hygiéno-diététiques

 

 

Il est recommandé d’apporter un soutien et des conseils spécifiques à chaque personne/situation concernant :

 

 

  • L’exercice et le repos réguliers, le maintien d’un sommeil adéquat,
  • Des exercices de relaxation tels que la méditation, la cohérence cardiaque, l’hypnose, la musicothérapie, etc. qui peuvent être utilisés pour soulager les troubles de l’humeur.
  • La préparation au retour à la vie quotidienne par étude des AVQ et mise en place de scénario visant à identifier les obstacles au retour à un niveau de vie antérieur.

 

Une nouvelle pneumonie à coronavirus n’est pas seulement une maladie, mais aussi un événement catastrophique de masse, et en tant que tel, elle entraînera un stress psychologique à long terme pour le patient.

Les différentes publications dans le domaine insistent sur la nécessité au cours de l’évaluation et du traitement de la réadaptation/réhabilitation, de veiller à identifier les états psychologiques défavorables tels que la ré-expérience post-traumatique, l’évitement, l’engourdissement, la vigilance, l’anxiété, la dépression, l’insomnie et d’autres manifestations du patient.

Veuillez noter que les kinésithérapeutes peuvent appliquer l’expertise en réadaptation ou les connaissances psychologiques cliniques acquises dans le cadre d’une formation officielle pour aider aux interventions psychologiques lorsqu’ils détectent la présence de problèmes psychologiques chez les patients.

Il n’est pas signifié de remplacer le rôle des professionnels de la psychologie.

Lorsque des signes de détérioration de l’état psychologique du patient sont détectés, l’équipe médicale compétente est activement signalée et le patient est coordonné pour recevoir l’assistance de professionnels de la santé mentale.

 

Problèmes psychologiques pour lesquels les kinésithérapeutes peuvent apporter leur aide :

 

 

  • Problèmes émotionnels : Il est recommandé, en l’absence de ressources psychologiques professionnelles, de procéder à une évaluation ou à un dépistage rapide du type et de l’ampleur des troubles psychologiques chez le patient, en utilisant par exemple l’échelle d’auto-évaluation de l’anxiété « GAD-7 » décrite dans ces recommandations.

 

 

    • La kinésithérapie peut utiliser des techniques de réadaptation avec un objectif fonctionnel (cuisine, jardinage, bricolage) et les effets agréables des sports et des loisirs, ainsi que des techniques de diversion pour parvenir à un ajustement émotionnel et à la réduction du stress.

 

 

  • Problèmes cognitifs : utiliser l’éducation thérapeutique :

 

 

    • En informant les patients des connaissances médicales sur les nouvelles formes de pneumonie à coronavirus, de l’avancée scientifique et de la nécessité de mesures de réadaptation / réhabilitation bien menée,
    • En publiant par le biais des réseaux hospitaliers mais aussi URPS, CPTS, des programmes de vulgarisation scientifique ou de lignes d’assistance psychologique, afin de rationaliser les croyances confuses ou déformées des patients et les aider à passer au stade du soutien psychologique à un suivi en psychologie/psychiatrie dès que possible.

 

 

  • Questions interpersonnelles : en collaboration avec une équipe professionnelle, favoriser une orientation positive de la personne :

 

 

    • Vers une mobilité et une identité sociale auto-renouvelées,
    • Vers une réduction de ses sentiments de stigmatisation et de discrimination,
    • Vers une réintégration dans la société et le travail.

 

 

  • Problèmes de sommeil : maintenir une routine normale et dormir suffisamment.

 

Les exercices de relaxation tels que la méditation, l’hypnose, la musicothérapie, le yoga, le QI Gong, le tai chi, etc. peuvent apaiser les émotions négatives, ce qui permet de maintenir l’équilibre et la stabilité du corps.

 

Soutien nutritionnel

Chez les patients atteints de maladies sous-jacentes multiples, combinées, graves et prolongées, il convient de prêter attention au risque de malnutrition post-infection, qui peut affecter le niveau fonctionnel du patient.

Par exemple, avant de détecter des changements de volume d’un membre et de confirmer une atrophie tissulaire locale, il convient de prêter attention à l’analyse en conjonction avec l’état nutritionnel systémique et les résultats des tests musculaires. Faire un rapport à l’équipe médicale afin d’agréger les informations pertinentes.

Le problème de malnutrition est identifié et une évaluation nutritionnelle par un spécialiste de la nutrition est demandée en coordination avec l’équipe médicale, après quoi le patient est considéré comme mal nourri ou dénutri. Le régime alimentaire doit être adapté conformément aux recommandations du spécialiste de la nutrition.

 

Table 6 : PEC patient suspect / confirmé COVID-19

 

Table 7 : PEC du patient COVID-19 en phase de décompensation

Table 8 : PEC du patient COVID-19 post phase critique : en suivi (médecine générale) ou en sorti d’USI

 

Table : PEC du patient COVID-19 phase de convalescence 

 

BOX 1 : Volumes pulmonaires et actions musculaires

 

Paroi thoracique

Pression rétraction élastique pulmonaire Muscles expiratoires

 

Schéma traduit et extrait du livre CARDIOPULMONARY ANATOMY AND PHYSIOLOGY, Page 144 chapitre 4, 4ème édition Delmar / Thomson Learning, auteur : Terry Des Jardins, Med, RRt.

 

BOX 2 : Peak Flow et Débit Expiratoire de Pointe (DEP)

 

Il est possible de trouver sur le site suivant un calculateur du débit expiratoire de pointe (DEP) théorique: https://www.peakflow-eolys.com/html/comparer_norme.html

Entrez manuellement l’âge, la taille en cm et le sexe du patient puis soumettre la requête.

 

BOX 3 : Tableau d’équivalence MET/AVQ

 

Tableau d’équivalences de l’activité physique 

 

(Synthèse réalisée pour le Collège Aquitain de Prévention Cardio-Vasculaire d’Aquitaine par David Communal-Enseignant en Activité Physique Adaptée – 2014)

 

MET : 1 MET est le niveau de dépense énergétique au repos. Selon l’usage, il s’agit d’une prise d’oxygène de 3,5ml par kilo de poids corporel par minute. On classe souvent les activités physiques selon leur intensité, en utilisant l’équivalent métabolique comme référence

 

Pour plus d’informations, nous vous invitons à visiter le site internet du Collège Aquitain de Prévention Cardio-Vasculaire : www.capcv.fr

 

BOX 4 : Test de Marche 6 minutes (6 MMT)

 

Déroulement de l’épreuve

 

  • Délimiter un couloir de marche permettant de faire des allers-retours sans encombrement.
  • Définir la distance à l’aide d’un mètre et de marques au sol (ruban adhésif coloré).
  • Demander au patient d’effectuer des allers-retours en dépassant les limites fixées au sol pour faire les demi-tours.
  • Compter et faire compter le patient à voix haute en même temps le nombre d’allers- retours effectués au fur et à mesure de l’exercice.
  • Avant et après l’épreuve prévoyez de prendre la pression artérielle, la saturation en O2, sur une EVA demander au patient d’évaluer sa fatigue et évaluer enfin la dyspnée à l’aide de l’échelle de Borg (Box 6).

 

Les instructions

 

Avant de démarrer le test :

Les instructions sont normées et doivent être impérativement énoncées au patient selon le protocole de l’American Thoracic Society (ATS) :

« Le but de ce test est de marcher le plus possible pendant 6 minutes. Vous marcherez aller et retour dans ce couloir. Marcher six minutes est un temps long et donc vous devez faire un effort. Vous allez sûrement vous sentir hors d’haleine ou fatigué, vous pouvez donc ralentir, vous arrêter et vous reposer si nécessaire.

Vous pouvez vous appuyer contre le mur pour vous reposer. Mais reprenez la marche dès que vous en êtes capable. Vous passerez de part et d’autre des cônes, vous parcourez le couloir aller et retour en tournant autour des cônes rapidement et en continuant dans l’autre sens sans hésitation. »

 

Encouragez-le pendant le test (selon ATS (2)) :

Après 1 minute, le patient doit être informé de la manière suivante : « C’est très bien. Il vous reste 5 minutes »

Quand il reste 4 minutes, le patient doit être informé : « Continuez comme cela, il vous reste 4 minutes »

Quand il reste 3 minutes, le patient doit être informé : « C’est très bien, vous avez fait la moitié du temps »

Quand il reste 2 minutes, le patient doit être informé : « Continuez comme cela, il vous reste 2 minutes »

Quand il reste 1 minute, le patient doit être informé : « C’est bien, il vous reste 1 minute à faire »

Après le test (2) :

  • Demandez au patient si rien ne s’est passé lors de l’épreuve s’il pourrait marcher plus loin.
  • Félicitez votre patient pour ses bons efforts et proposez-lui un verre d’eau.
  • Le patient doit se reposer 15minutes.

Le score est compris entre 0 mètre pour une personne non ambulatoire et à peu près 900 mètres pour un sujet en bonne santé.

 

Oxygénothérapie et 6 MMT :

 

Pour les sujets sous oxygène, il est recommandé d’administrer l’O2 à son débit habituel et plus si une prescription médicale le précise. Il est évident que ce débit doit être soigneusement noté afin de le maintenir lors des tests comparatifs. De la même manière, les traitements bronchodilatateurs doivent être consignés avec l’heure de prise.

 

Le patient ne termine pas le 6 MMT :

  • Permettre au patient de s’asseoir sur une chaise, s’il le souhaite.
  • Mesure de sa tension et de la fréquence cardiaque.
  • Mise au doigt de l’oxymètre de pouls.
  • Demander au patient pourquoi il s’est arrêté.
  • Noter le temps de marche et la distance et éventuellement le nombre de pas (podomètre).
  • Surveiller le patient avant son retour à domicile.
  • Avertir éventuellement son médecin ou la famille.

 

Distance attendue pour un 6 MMT chez un sujet sain :

 

Formule de calcul :

 

  • 6 MWT : (TC6) en mètres = 218 + [5,14 X taille en cm] – [5,32 X âge] – [1,8 X poids en kg] + [51,31 X sexe] (0 pour la femme et 1 pour l’homme).

 

Exemple d’un homme mesurant 175 cm, âgé de 75 ans, pesant 85 kg :

 

Distance attendue au bout de 6 minutes : 617 m.

 

Tableau des valeurs :

 

  • Pour un homme mesurant 180 cm pour un poids de 75 kg (IMC = 23,14)
  • Pour une femme mesurant 170 cm pour un poids de 67 kg (IMC = 23,18)

 

Tiré de l’Institut de Recherche de Bien-être de la Médecine et du sport santé (IRBM)

 

Test de Marche de 6 minutes

 

BOX 5 : Protocole standard de réhabilitation à l’effort

 

Prérequis

 

FCMAX THEORIQUE= 208 – (0,7XAGE)

 

FCRESERVE= FCMAX THEORIQUE – FCREPOS

 

Recommandations autour du choix de l’intensité d’exercice aérobie

 

BASSE-INTENSITÉ (EFFORT LÉGER) DEXERCICE AÉROBIE

    • Entre 20% – 39% de FC réserve, ou exercice/activité de 2-4 MET
    • Entre 45% – 54% de FC max
    • Environ 1h par jour
    • Le plus souvent dans la semaine, il est préférable tous les jours
    • Ex : jardinage léger, marche légère

 

INTENSITÉ MODÉRÉE DEXERCICE AÉROBIE

    • 40% – 59% de FC réserve, ou exercice/activité de 4 -6 MET
    • 55% – 69% FC max
    • 20 – 60 minutes par jour
    • 3 – 5 jours par semaine
    • EX : marche rapide (5-6 km/h), danser

 

HAUTE INTENSITÉ DEXERCICE AÉROBIE

    • 60% – 84% de FC réserve, ou exercice/activité de 6-8 MET
    • 70% – 89% FC max
    • 20 – 60 minutes par jour
    • 3 – 5 jours par semaine
    • Ex : course à pied, natation

 

Les recommandations en MET indiquées ci-dessus sont valables pour une tranche d’âge entre 40-64 ans. Il est recommandé de les abaisser pour les personnes âgées et de les augmenter pour les personnes plus jeunes. Chaque session devrait être précédée d’un exercice d’échauffement (pour augmenter la FC et la température corporelle) et se terminer par un exercice de récupération (diminuer la FC et abaisser la température corporelle).

 

Recommandations pour la prescription du renforcement segmentaire

 

    • 1-2 séries
    • 8 – 12 répétitions par série (60% – 80% de la RM)
    • 8 – 10 exercices d’intensité modérée ciblés sur les groupes musculaires les plus faibles
    • 2 – 4 fois par semaine

 

Pour les personnes ≥ 60 ans et les personnes fragiles, il est préférable d’augmenter le nombre de répétitions entre 10 – 15 par série tout en diminuant la résistance appliquée.

 

Recommandations pour la prescription d’exercices d’étirements musculaires

 

    • En douceur
    • Des groupes musculaires bilantés comme hypo extensibles, rétractés, contracturés, spasmés
    • 10 – 30 secondes d’étirement
    • 4 – 7 fois par semaine

 

Box 6 : Intervalle- training

 

Contre-indications absolues

 

      1. Aggravation progressive de la tolérance à l’effort ou dyspnée de repos par rapport aux précédents 3-5 jours
      2. Ischémie à l’exercice au cours de faible intensité (<2 MET,

<50 W)

      1. Diabète non contrôlé
      2. Embolie récente
      3. Thrombophlébite
      4. Nouvelle-fibrillation auriculaire / flutter auriculaire

 

Contre-indications relatives : risque augmenté pour la pratique d’exercices

  1. Augmentation de 1.8 kg de masse corporelle au cours des derniers 1-3 jours
  2. Thérapie de Dobutamine continue ou intermittente
  3. Diminution de la pression artérielle systolique avec l’exercice
  4. Classe fonctionnelle NYHA IV
  5. Arythmies ventriculaires complexes apparaissant au repos ou à l’effort
  6. Fréquence cardiaque au repos couché > 100 bpm.
  7. Comorbidités préexistantes limitant la tolérance à l’exercice

 

Entraînement par intervalles training (IT)

Il est défini par un travail de plus haute intensité sur des courtes périodes

 

L’intervalle

 

 

  • Démarrer à 5s <x<30s dans un premier temps pour la haute intensité (HI) de l’exercice
  • Au départ 1/5 (une part intense pour 5 de repos actif ou passif) et arriver à ½ (Une part intense pour 2 de repos actif ou passif = Low Interval HIIT
  • Le calcul de VO2 max étant réservé uniquement au cardiologue, il est possible de travailler avec 2 options :

 

 

 

  • En utilisant l’échelle de Borg ou l’échelle de bord modifié Valeurs 

 

 

0 – 6 = aucun effort

7 et 8 = effort très facile 9 et 10 = effort facile 11 = début de l’effort

 

12-13 = un peu difficile 15 et 16 Difficile

17 et 18 = Très difficile

19 et 20 très très difficile

 

L’échelle de Borg de l’effort perçu a été conçue pour permettre à la personne qui exécute l’exercice de donner une côte subjective à ce qu’il ressent pendant l’exercice, en tenant compte de sa condition physique, des conditions environnementales et du niveau de fatigue générale. L’échelle de Borg note l’intensité de l’exercice sur une échelle de 6 à 20. L’effort perçu s’est avéré une un indice valable et fiable pour connaître la tolérance d’une personne à l’exercice.

 

Si vous optez pour la versionTmabolediofbteenvuoeussupr oleuwveezb eefnfefrcetueearccl’èésvaluation avec une échelle EVA afin de déterminer la zone haute intensité en fonction de vos objectifs pendant l’évaluation du patient.

 

Pour rappel 8 (15 pour l’échelle de Borg non modifié) correspond à 80% de la FC max/VO²

max selon les auteurs.

 

En intervalle training, dans les conditions actuelles la Haute Intensité (HI) plafond sera déterminée par ces valeurs.

 

Échauffement et récupération se feront toujours sous le seuil ventilatoire.

 

Type d’exercice pouvant être fait à domicile en HI : Marche rapide, Jumping type corde à sauter, lever/s’assoir, demi squat, etc.

 

 

  • En utilisant le calcul de la FC de réserve comme indiqué en Box 5 : Protocole standard de Réhabilitation à l’effort (réservé aux praticiens experts du domaine)

 

 

Profils des exercices

 

  • Low FC: semaine 1 à 4: ≤ 5 MET = Low Interval HIIT
  • Intermédiation FC : semaine 4 à 12 : 5 < MET < 7 = Medium Interval HIIT

 

 

Low interval HIIT

 

    1. min

 

Medium interval HIIT

 

    1. min

 

Principes de prescription et de progression de l’HIIT

 

Les protocoles HIIT à court terme peuvent convenir aux patients ayant une faible capacité fonctionnelle (<5 MET) ou au stade de l’initiation de la réhabilitation à l’effort (0-4 semaines). Les protocoles HIIT à moyen ou long terme peuvent être recommandés pour les patients ayant une capacité fonctionnelle intermédiaire ou élevée (5 MET) et au stade de l’amélioration (4-12 semaines) et/ou du maintien (>12 semaines) de la réhabilitation à l’effort. L’intensité de l’exercice est constante pour chacun de ces protocoles HIIT, les intervalles de

 

haute et de basse intensité provoquant un pic de FC de 80 % (échelle de BORG modifiée 8) et un pic de FC de 50 %, respectivement.

 

L’IPAQ peut être utilisé à des fins d’évaluation, de suivi et d’outils motivationnels.

 

ANNEXES

 

Echelle de Berg : Balance Berg Scale (BBS)

 

Caractéristique de l’échelle de Berg

 

C’est une échelle qui permet l’évaluation de l’équilibre statique et dynamique pour :

 

  • Dépister le risque de chute de l’adulte
  • Etablir la nécessité d’une aide à la marche
  • Prédire les limitations d’un adulte dans ses activités de la vie quotidienne.

 

Nom de l’outil L’échelle d’évaluation de l’équilibre de Berg (Berg Balance Scale)

 

Concepteurs Berg, K., Wood-Dauphinee, S., Williams, J. I. et Gayton, D. (1989). Measuring Balance in the Elderly: Preliminary Development of an Instrument. Physiotherapy Canada 41, 304-311.

 

Année de publication

Publiée pour la première fois en 1989

 

Cotation et Normes

 

Le BBS compte 14 épreuves qui sont cotées selon une échelle de 0 à 4. Le score global obtenu permet à l’évaluateur de déterminer le risque de chute ainsi que la nécessité d’utiliser une aide à la marche.

Interprétation des résultats :

56 : Aucun risque de chute ; la personne a un équilibre fonctionnel.

 

41 à 56 : Faible risque de chute ; la personne marche de façon indépendante 21 à 40 : Risque de chute moyen ; la personne nécessite une aide à la marche 0 à 20 : Risque de chute élevé ; la personne nécessite un fauteuil roulant

 

Lors de l’évaluation des personnes âgées poly pathologiques vivant en résidence, les scores moyens observés sont significativement plus faible. Les scores ci-dessus devront donc être interprétés à la baisse pour un âge supérieur à 70 ans :

 

60 et 69 ans : Score moyen pour les hommes et les femmes est de 55

 

70 à 79 ans : Score moyen de 53 pour les femmes et de 54 pour les hommes

 

80 à 89 ans : Score moyen de 50 pour les femmes et de 53 pour les hommes

 

Interprétation du suivi

 

Un changement de 4 points à la hausse ou à la baisse est nécessaire pour être sûr à 95% qu’un véritable changement s’est produit si un patient obtient un score initial compris entre 45 et 56,

 

5 points s’il obtient un score compris entre 35 et 44,

 

7 points s’il obtient un score compris entre 25 et 34 et, enfin,

 

5 points si son score initial est compris entre 0 et 24 sur l’échelle d’équilibre de Berg

 

TEST D’ÉQUILIBRE : ÉCHELLE DE BERG

 

 

  • Passer de la position assise à debout

 

INSTRUCTIONS : Veuillez-vous lever en essayant de ne pas vous aider avec les mains.

 

() 4Peut se lever sans l’aide des mains et garder son équilibre
() 3Peut se lever seul avec l’aide de ses mains
() 2Peut se lever en s’aidant de ses mains, après plusieurs essais

 

( ) 1 Besoin d’un peu d’aide pour se lever ou garder l’équilibre ( ) 0 Besoin d’une aide modérée ou importante pour se lever

 

 

  • Se tenir debout sans appui

 

INSTRUCTIONS : Essayez de rester debout 2 minutes sans appui.

 

() 4Peut rester debout sans danger pendant 2 minutes
() 3Peut tenir debout pendant 2 minutes, sous surveillance
() 2Peut tenir debout 30 secondes sans appui, sous surveillance
() 1Doit faire plusieurs essais pour tenir debout 30 sec sans appui
() 0Est incapable de rester debout 30 sec sans aide

* NOTE : Si un sujet est capable de tenir debout 2 minutes sans appui, donnez un pointage de 4 pour se tenir assis sans appui. Continuez à l’item #4.

 

 

  • Se tenir assis sans appui, pieds au sol ou sur un tabouret

 

INSTRUCTIONS : SVP Assoyezvous avec les bras croisés pour deux minutes.

 

() 4Peut rester assis sans danger pendant 2 minutes
() 3Peut rester assis pendant 2 minutes, sous surveillance
() 2Peut rester assis pendant 30 secondes, sous surveillance
() 1Peut rester assis pendant 10 secondes, sous surveillance
() 0Est incapable de rester assis 10 secondes sans appui

 

 

  • Passer de la position debout à assise

 

INSTRUCTIONS : SVP Assoyezvous.

 

() 4Peut s’asseoir correctement en s’aidant légèrement des mains
() 3Contrôle la descente avec les mains
() 2Contrôle la descente avec le derrière des jambes sur la chaise
() 1S’asseoir sans aide, sans contrôler la descente
() 0A besoin d’aide pour s’asseoir

 

 

  • Transferts

 

INSTRUCTIONS : Placez la chaise pour un transfert pivot. Allez de la chaise (avec accoudoirs) à la chaise (sans accoudoir) et revenez.

() 4Exécute sans difficulté, en s’aidant un peu des mains
() 3Exécute sans difficulté, en s’aidant beaucoup des mains
() 2Exécute avec des instructions verbales et/ou surveillance
() 1A besoin d’être aidé par quelqu’un
() 0A besoin de l’aide/surveillance de deux personnes

 

 

  • Se tenir debout les yeux fermés

 

INSTRUCTIONS : Fermez les yeux et restez immobile 10 secondes.

 

() 4Peut se tenir debout sans appui pendant 10 secondes, sans danger
() 3Peut se tenir debout pendant 10 secondes, sous surveillance
() 2Peut se tenir debout pendant 3 secondes
() 1Incapable de fermer les yeux 3 secondes, mais garde l’équilibre
() 0A besoin d’aide pour ne pas tomber

 

 

  • Se tenir debout les pieds ensemble

 

INSTRUCTIONS : Placez vos pieds ensemble.

 

() 4Peut joindre les pieds sans aide et rester debout 1 minute, sans danger
() 3Peut joindre les pieds sans aide et rester debout 1 minute, sous surveillance
() 2Peut joindre les pieds sans aide mais ne peut rester debout plus de 30 secondes
() 1A besoin d’aide pour joindre les pieds mais peut tenir 15 secondes
() 0A besoin d’aide et ne peut tenir 15 secondes

 

 

  • Déplacement antérieur bras étendus

 

INSTRUCTIONS : Levez les bras à 90°. Étendez les doigts et allez le plus loin possible vers l’avant.

 

() 4Peut se pencher sans danger, 25 cm (10 pouces) et plus
() 3Peut se pencher sans danger, entre 12 et 25 cm (5 et 10 pouces)
() 2Peut se pencher sans danger, entre 5 et 12 cm (2 et 5 pouces)

( ) 1 Peut se pencher, mais sous surveillance ( ) 0 A besoin d’aide pour ne pas tomber

 

 

  • Ramasser un objet par terre

 

INSTRUCTIONS : Ramassez votre chaussure qui est devant vos pieds. ( ) 4 Peut ramasser sa chaussure facilement et sans danger

( ) 3 Peut ramasser sa chaussure mais sous surveillance

( ) 2 Ne peut ramasser sa chaussure mais s’arrête à 25 cm (12 pouces) de l’objet et garde l’équilibre ( ) 1 Ne peut ramasser sa chaussure, a besoin de surveillance

( ) 0 Incapable d’exécuter l’exercice/a besoin d’aide pour ne pas tomber

 

 

  • Se retourner pour regarder par‐dessus l’épaule gauche et l’épaule droite

 

INSTRUCTIONS : Retournezvous et regardez directement derrière vous pardessus votre épaule gauche. Faites le même mouvement à droite.

() 4Se retourne des deux côtés ; bon déplacement du poids
() 3Se retourne d’un côté seulement, mauvais déplacement du poids de l’autre côté
() 2Se retourne de profil seulement en gardant son équilibre
() 1A besoin de surveillance
() 0A besoin d’aide pour ne pas tomber

 

 

  • Pivoter sur place (360 degrés)

 

INSTRUCTIONS : Faites un tour complet de 360° et arrêtez. Puis, faites un autre tour complet de l’autre côté.

 

() 4Peut tourner 360° sans danger de chaque côté en < 4 secondes
() 3Peut tourner 360° sans danger d’un seul côté en < 4 secondes
() 2Peut tourner 360° sans danger mais lentement
() 1A besoin de surveillance ou de directives verbales
() 0A besoin d’aide pour ne pas tomber

 

 

  • Debout et sans support, placement alternatif d’un pied sur une marche ou tabouret

 

INSTRUCTIONS : Placez en alternance un pied sur un tabouret. Continuez jusqu’à ce que chaque pied ait touché le tabouret au moins 4 fois.

() 4Peut tenir sans appui, sans danger et toucher 8 fois en 20 secondes
() 3Peut tenir debout sans appui et toucher 8 fois en plus de 20 secondes
() 2Peut toucher 4 fois sans aide et sous surveillance.
() 1Ne peut toucher plus de 2 fois ; a besoin d’aide
() 0A besoin d’aide pour ne pas tomber/ne peut faire l’exercice

 

 

  • Se tenir debout sans appui, un pied devant l’autre (noter le pied devant)

 

INSTRUCTIONS : Placez un pied devant l’autre, le talon en contact avec les orteils de l’autre jambe. Si impossible, faites un grand pas.

( ) 4 Peut placer un pied directement devant l’autre sans aide et tenir la position 30 secondes

** NOTE : Continuer de chronométrer jusqu’à 60 secondes.

 

() 3Peut faire un grand pas sans aide et tenir la position 30 secondes
() 2Peut faire un petit pas sans aide et tenir la position 30 secondes
() 1A besoin d’aide pour faire un pas mais peut tenir 15 secondes
() 0Perd l’équilibre en faisant un pas ou en essayant de se tenir debout.

 

 

  • Se tenir debout sur une jambe (noter la jambe utilisée)

 

INSTRUCTIONS : Tenezvous sur une jambe le plus longtemps possible, sans prendre appui. ( ) 4 Peut lever une jambe sans aide et tenir plus de 10 secondes

**** NOTE : Continuer de chronométrer jusqu’à 60 secondes.

 

() 3Peut lever une jambe sans aide et tenir de 5 à 10 secondes
() 2Peut lever une jambe sans aide et tenir de 3 à 5 secondes
() 1Essaie de lever une jambe mais ne peut tenir 3 secondes tout en restant debout, sans aide
() 0Ne peut exécuter l’exercice ou a besoin d’aide pour ne pas tomber

 

Feuille du participant

NOM :  

 

Date :   

 

Generalized Anxiety Disorder – 7 (GAD-7)

 

Ce questionnaire est un outil de dépistage et non un outil diagnostique donnant une indication de la gravité de l’anxiété. Vous trouverez ci-dessous de l’information sur la façon d’interpréter les scores du questionnaire et les recommandations de bonnes pratiques selon la National Institute for Health and Care Excellence (NICE). Elles ne sont que des points de repère à la réorientation du patient. Dans le cas de faible score au questionnaire, et si le patient refuse la PEC par un thérapeute compétent en psychologie alors le kinésithérapeute ayant reçu un enseignement en thérapie cognitive-comportemental (TCC), pourra donner des outils permettant la gestion de cette anxiété si son patient le désire.

 

Scores GAD-7

Niveau d’anxiété

Recommandations de la National Institute for Health and Care Excellence

 

≥ 15 Grave Psychothérapie et/ou médication

 

GAD – 7 (version française validée)

 

1. Sentiment de nervosité, d’anxiété ou de tension0123
2. Incapable d’arrêter de vous inquiéter ou de contrôler vos inquiétudes0123
3. Inquiétudes excessives à propos de tout et de rien0123
4. Difficulté à se détendre0123
5. Agitation telle qu’il est difficile de rester tranquille0123
6. Devenir facilement contrarié(e) ou irritable0123
7. Avoir peur que quelque chose d’épouvantable puisse arriver0123
(Score Total T =     ++)

 

International Physical Activity Questionnaire (IPAQ)

 

Ce questionnaire validé dans plusieurs langues est reproductible et permet d’évaluer le niveau d’activité physique chez les sujets âgés de plus 15 ans au moins, il évalue néanmoins le mieux la tranche d’âge 18-65 ans.

 

Interprétation

 

Calcul du score continu exprimé en MET-minutes par semaine :  

 

Exemples de calcul pour un sujet X : 

 

Niveaux de MET : MET-minutes/sem. pour 30 min/jour, 5 jours/sem.

Marche = 3.3 METs 3.3 X 30 X  5 = 495 MET-minutes/semaine

Intensité modérée = 4.0 METs 4.0 X 30 X  5 = 600 MET-minutes/semaine

Intensité élevée = 8.0 METs 8.0 X 30 X 5 = 1200 MET-minutes/semaine TOTAL = 2295 MET-minutes/semaine

 

Score par catégorie

  1. – Faible
    • Aucune activité n’est reportée OU
    • Une activité est reportée mais sans atteindre les niveaux.

 

  1. – Modéré Correspond à l’un des 3 critères suivants :
    • 3 jours ou plus d’activité intense durant au moins 20 min par jour OU
    • 5 jours ou plus d’activité d’intensité modérée et/ou de marche durant au moins 30 min par jour OU
    • 5 jours ou plus d’activité combinant la marche, des activités d’intensité modérée ou élevée, atteignant ainsi au moins 600 MET-minutes/semaine.

 

  1. – Elevé Correspond à l’un des 2 critères suivants :
    • Activité intense au moins 3 jours par semaine et atteignant au moins 1500 MET- minutes/semaine OU
    • 7 jours ou plus d’activité combinant la marche, des activités d’intensité modérée ou élevée, atteignant ainsi au moins 3000 MET-minutes/semaine.

 

INTERNATIONAL PHYSICAL ACTIVITY QUESTIONNAIRE

(Version Française Juillet 2003)

 

Nous nous intéressons aux différents types d’activités physiques que vous faites dans votre vie quotidienne. Les questions suivantes portent sur le temps que vous avez passé à être actif physiquement au cours des 7 derniers jours. Répondez à chacune de ces questions même si vous ne vous considérez pas comme une personne active. Les questions concernent les activités physiques que vous faites au lycée, lorsque vous êtes chez vous, pour vos déplacements, et pendant votre temps libre.

 

Bloc 1 : Activités intenses des 7 derniers jours

 

Bloc 2 : Activités modérées des 7 derniers jours

 

 

 

INDEX DE BARTHEL

 

Cet index est fiable, sensible et reproductible, ce qui en fait un outil de référence. Cet indice comporte 10 items (relatant, appareil par appareil les activités de la vie quotidienne), chacun étant coté de 0, 5, 10 ou 15 (pour seulement deux d’entre eux). Le score final correspond à la somme des nombres obtenus par chaque item. Le chiffre 100 équivaut à un score d’indépendance complète. Coter 0 si l’activité est impossible. Un score de Barthel entre 0 et 35 correspond à une dépendance élevée, entre 35 et 70 à une dépendance moyenne et plus de 75 à une indépendance.

 

Guide d’utilisation de l’index de Barthel

 

L’index doit être utilisé en prenant en compte ce que le patient fait et non pas ce qu’il doit faire. Le but principal est de révéler le niveau d’indépendance en dehors de toute aide, physique ou verbale, même mineur pour quelle que raison que ce soit. La nécessité d’apporter au patient une quelconque surveillance rend le patient dépendant.

L’interrogatoire du patient et de son entourage ainsi que des infirmières se doit être la source principale d’information bien que l’observation et le sens commun sont aussi importants. Cependant un examen physique n’est pas utile. Habituellement, l’évaluation après 24 à 48 heures de la première hospitalisation est importante, parfois un délai supérieur s’avère significatif. Un patient dans le coma doit être classé 0, même sans incontinence. Un patient se situant dans une catégorie moyenne, implique une aide à l’effort supérieur à 50 %. L’appel à une aide extérieure, afin d’être indépendant est permis.

 

Informations appareil par appareil

 

 

  • Tube digestif (au cours de la semaine) 

 

La nécessité d’un lavement par une infirmière rend le patient incontinent. On est incontinent occasionnel si le lavement est nécessaire qu’une fois par semaine.

 

  • Vessie (au cours de la semaine) 

 

Incontinent occasionnel s’il y a moins d’une fuite par jour. Un patient porteur d’une sonde vésicale à demeure et qui par ailleurs est autonome pour ces soins particuliers est considéré comme “continent”.

 

  • Toilette personnelle (au cours des 24-48 dernières heures) 

 

En référence à l’hygiène personnelle : brossage des dents, adaptation de prothèse dentaire, se coiffer, se raser, se laver le visage. L’exécution peut être améliorée par un tiers.

 

 

  • W.C. 

 

Le patient doit être capable d’atteindre les toilettes, de se déshabiller seul, de s’essuyer seul et de s’habiller et quitter les toilettes.

Nutrition Capable de manger de façon usuelle (pas seulement une nourriture mixée).

La nourriture étant préparée et servie par une tierce personne mais sans aide pour la découper. Aide : tierce personne pour découper la nourriture mais le patient se nourrit seul.

 

  • Transfert Du lit au fauteuil et inversement :

 

      • Dépendance : absence d’équilibre assis (incapable de se tenir assis) ; deux personnes sont nécessaires pour le levé.
      • Aide majeure : aide d’une tierce personne habile et musclée ou deux personnes, peut tout de même tenir assis.
      • Aide mineure : aide d’une tierce personne sans trop de difficulté ou simple surveillance de sécurité.

 

  • Déplacements 

 

En références aux déplacements à l’intérieur d’une maison ou salle d’hospitalisation. Peut avoir besoin d’une aide. En cas de déambulation en fauteuil roulant, le patient doit pouvoir négocier les tournants et les seuils de porte seul.

Aide : par une personne non expérimentée comprenant aussi la surveillance et l’aide morale.

 

  • Habillage

 

Doit être capable de choisir des vêtements, quels qu’ils soient, et se vêtir avec discernement. Aide à moitié : aide pour se boutonner, fermer une fermeture éclair, mais ne pouvant se vêtir seul.

 

  • Escaliers 

 

On ne doit bénéficier d’aucune aide à la marche, afin d’être considéré comme indépendant.

 

  • Bain 

 

Habituellement considéré comme l’activité la plus difficile. On doit pouvoir entrer et sortir du bain seul et se laver seul.

Indépendant pour la douche : indépendant signifie sans aucune aide ni contrôle.

 

Index de Barthel

 

ItemDescriptionScor
1. AlimentationIndépendant. Capable de se servir des instruments nécessaires. Prend ses repas en un temps raisonnable10
Besoin d’aide par exemple pour coupe5
2. BainPossible sans aide5
3. Continence

rectale

Aucun accident10
Accidents occasionnels5
4. Continence

urinaire

Aucun accident10
Accidents occasionnels5
5. DéplacementsN’a pas besoin de fauteuil roulant. Indépendant pour une distance de 50m, éventuellement avec des cannes15
Peut faire 50 m avec aide10
Indépendant pour 50 m dans une chaise roulante, si incapable de marche5
6. EscaliersIndépendant. Peut se servir de cannes.10
A besoin d’aide ou de surveillance5
7. HabillementIndépendant. Attache ses chaussures. Attache ses boutons. Met ses bretelles10
A besoin d’aide, mais fait au moins la moitié de la tâche dans un temps raisonnable5
8. Soins personnelsSe lave le visage, se coiffe, se brosse les dents, se rase. Peut brancher un rasoir électrique5
9. ToilettesIndépendant. Se sert seul du papier hygiénique, chasse d’eau10
A besoin d’aide pour l’équilibre, pour ajuster ses vêtements et se servir du papier hygiénique5
10. Transfert du lit au fauteuilIndépendant, y compris pour faire fonctionner une chaise roulante.15
Surveillance ou aide minime.10
Capable de s’asseoir, mais a besoin d’une aide maximum pour le transfert5
Score TOTAL (max=100) :  

 

Bibliographie par section par ordre alphabétique : 

 

Prérequis en réhabilitation respiratoire et à l’effort (non abordé dans ce document les connaissances de base à l’examen et à l’utilisation des outils de mesure) 

 

  1. CEP : Collège des Enseignants de Pneumologie http://cep.splf.fr/

 

  1. CNEC : Collège National des Enseignants de Cardiologie et Maladies Vasculaires https://www.sfcardio.fr/cnec-college-national-des-enseignants-de-cardiologie

 

  1. COVID-19 : (2020) Fiche établissements SSR : recommandations pour le secteur SSR dans le contexte de l’épidémie COVID-19. MSS.
  2. COVID-19 : (2020) Recommandations kinésithérapie respiratoire. APHP
  3. COVID-19 : (2020) Recommandations pour le secteur SSR– version n°1 – 20/03/2020. ARS
  4. COVID-19: (2020) Global surveillance for COVID-19 caused by human infection with COVID-19 virus Interim guidance 20 March 2020 WORLD HEALTH ORGANISATION
  5. Laëtitia LG. (2020) Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 – Mesures et précautions essentielles pour le Masseur-Kinésithérapeute auprès des patients à domicile.

 

Etat des lieux de la physiopathologie et implications directes au traitement kinésithérapique : 

 

  1. Caillard A, Gayat E. La vie après la réanimation. Anesthésie & Réanimation (2020) 6 :39–49. doi:10.1016/j.anrea.2019.11.017
  2. Cinotti R, Le Courtois du Manoir M, Asehnoune K. Consultation systématique après l’hospitalisation en soins intensifs pour le dépistage et la prise en charge du syndrome post- réanimation. Anesthésie & Réanimation (2020) S2352580020300344.doi:10.1016/j.anrea.2019.11.027
  3. COVID-19 : (2020) Avis relatif à la prise en charge à domicile ou en structure de soins des cas de COVID-19 suspectés ou confirmés (complémentaire aux avis des 5 et 23 mars). HAS.
  4. Inciardi RM & al. (2020) Cardiac Involvement in a Patient with Coronavirus Disease 2019 (COVID-19). JAMA Cardiol (2020) doi:10.1001/jamacardio.2020.1096

 

  1. Kampf G, Todt D, Pfaender S, Steinmann E. (2020) Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and their inactivation with biocidal agents. Journal of Hospital Infection 104:246–251. doi:10.1016/j.jhin.2020.01.022
  2. Li Y-C, Bai W-Z, Hashikawa T. (2020) Response to Commentary on “The neuro invasive potential of SARS-CoV-2 may play a role in the respiratory failure of COVID-19 patients.” J Med Virol doi:10.1002/jmv.25824

 

  1. Li Y, Bai W, Hashikawa T. (2020) The neuro invasive potential of SARSCoV2 may be at least

 

partially responsible for the respiratory failure of COVID19 patients. doi:10.1002/jmv.25728

J Med Virol jmv.25728.

 

  1. Madjid M & al. (2020). Potential effects of Coronaviruses on the cardio vascular system A Review JAMA Cardiol. doi:10.1001/jamacardio.2020.1286

 

  1. Murthy S, Gomersall CD, Fowler RA. (2020) Care for Critically Ill Patients with COVID-19. JAMA doi:10.1001/jama.2020.3633

 

  1. Sun P & al. (2020) Clinical characteristics of 50 466 hospitalized patients with 2019nCoV infection. J Med Virol jmv.25735. doi:10.1002/jmv.25735

 

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  2. Wu Y & al. (2020) Nervous system involvement after infection with COVID-19 and other

 

coronaviruses. Brain, Behaviour, and Immunity S0889159120303573. doi:10.1016/j.bbi.2020.03.031

 

  1. Wu Z, McGoogan J. (2020) Characteristics of and Important Lessons from the Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) Outbreak in China Summary of a Report of 72314 Cases from the Chinese Center for Disease Control and Prevention. JAMA April 7, Vol 323, N 13.

21 Zhao Hong-Mei; Xie Yu-Xiao; Wang Chen. (2020) Recommendations for respiratory rehabilitation in adults with COVID-19 Section Editor(s): Wei, Pei-Fang Chinese Medical Journal doi:10.1097/CM9.0000000000000848

  1. Zheng Y-Y, Ma Y-T, Zhang J-Y, Xie X. COVID-19 and the cardiovascular system. Nat Rev Cardiol (2020) 17:259–260. doi:10.1038/s41569-020-0360-5

 

  1. Zhonghua Jie He Hu Xi Za Zhi. (2020) Guide de la réadaptation respiratoire des nouveaux coronavirus et pneumonies (deuxième édition). Comité de réadaptation respiratoire de la Société chinoise de médecine de réadaptation. Chinese Journal of Tuberculosis and Respiration, 43 doi:10.3760/cma.j.cn112147-20200228-00206
  2. Zhou F & al. (2020) Clinical course and risk factors for mortality of adult patients with COVID- 19 in Wuhan, China: a retrospective cohort study. The Lancet.  395 :1054–1062. doi :10.1016/S0140- 6736(20)30566-3
Recommendations + 18, 21, 23

 

  1. Capecci M & al. (2020) Functional recovery after COVID-19. A therapeutic education program for people recovering from COVID-19 infection.
  2. Cieloszczyk A. (2020) Recommendations for physiotherapy of adult patients with COVID-19 Polish Physiotherapy Association
  3. COVID-19. (2020) Infection in acute setting: A Position Paper of the Italian Association of Respiratory Physiotherapists (ARIR). Monaldi Arch Chest Dis 90. doi:10.4081/monaldi.2020.1285
  4. Note de Synthèse sur l’épidémie de COVID-19 et ses conséquences en MPR Comité Scientifique de la SOFMER 18/3/2020
  5. Recommandations sur la prise en charge kinésithérapique des patients COVID-19 en réanimation Version 1 de la SKR 19/03/2020
  6. Thomas P & al. (2020) Physiotherapy management for COVID-19 in the acute hospital setting: clinical practice recommendations. Journal of Physiotherapy S183695532030028X. doi:10.1016/j.jphys.2020.03.011
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  1. Tran K & al. (2012) Aerosol Generating Procedures and Risk of Transmission of Acute Respiratory Infections to Healthcare Workers: A Systematic Review. PLoS ONE 7: e35797. doi:10.1371/journal.pone.0035797

 

  1. Yang Feng, Liu Ni, Wu Lulu, Hu Jieying, Su Guansheng, Zheng Zeguang. (2020) Pulmonary rehabilitation guidelines in the principle of 4S for patients infected with 2019 novel coronavirus (2019-nCoV) Chin J Tuberc Respir Dis,43: Epub ahead of print. DOI: 10.3760/cma.j.issn.1001- 0939.2020.0004

 

Traitement en kinésithérapie : La réhabilitation respiratoire + 18, 21, 23

 

  1. Boyer FC; (2017) Airway clearance techniques. Cours DES MPR ; Unités de Médecine Physique et de Réadaptation, CHU Reims Champagne Hôpital Sébastopol, France, fboyer@chu- reims.fr
  2. Choon-Huat Koh G, Hoenig H. (2020) How Should the Rehabilitation Community Prepare for 2019-nCoV? Archives of Physical Medicine and Rehabilitation S0003999320301532. doi:10.1016/j.apmr.2020.03.003

 

  1. Green M & al. (2004) Évaluation de la force des muscles respiratoires. Revue des Maladies Respiratoires 21 :21–51. doi:10.1016/S0761-8425(04)71395-9

 

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Traitement en kinésithérapie : la réhabilitation à l’effort + 13, 14, 18, 19, 21, 23 

 

  1. Beckie TM. (2019) Utility of Home-Based Cardiac Rehabilitation for Older Adults. Clinics in Geriatric Medicine 35:499–516. doi:10.1016/j.cger.2019.07.003

 

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PEC psychologique et cognitivo-comportementale du patient COVID 19 quel que soit la forme, isolé ou post-hospitalisation + 18, 21, 23

 

  1. Micoulaud-Franchi J-A & al. Rapid detection of generalized anxiety disorder and major depression in epilepsy: Validation of the GAD-7 as a complementary tool to the NDDI-E in a French sample. Epilepsy & behaviour (2016) 57:211–216. doi:10.1016/j.yebeh.2016.02.015
  2. Spitzer RL & al. (2006) A Brief Measure for Assessing Generalized Anxiety Disorder: The GAD- 7. Arch Intern Med 166 :1092. doi:10.1001/archinte.166.10.1092

 

BOX 1 : Volumes pulmonaires et actions musculaires
  1. Des Jardin T. (2013) Cardiopulmonary anatomy and physiology essentials of respiratory car., 4ème édition Delmar / Thomson Learning, 4-144.

 

BOX 2 : Peak Flow et Débit Expiratoire de Pointe (DEP)
  1. https://www.peakflow-eolys.com/html/comparer_norme.html

 

BOX 3 : Tableau d’équivalence MET/AVQ
  1. Ainsworth BE & al. (2000) Compendium of Physical Activities: an update of activity codes and MET intensities: Medicine & Science in Sports & Exercise 32: S498–S516. doi:10.1097/00005768- 200009001-00009

 

BOX 4 : Test de Marche 6 minutes (6 MMT)
  1. Abdel Kafi S, Deboeck G. (2005) Question 3-7. Le test de marche de six minutes en réhabilitation   respiratoire.   Revue   des   Maladies   Respiratoires   22:54–58.   doi:10.1016/S0761- 8425(05)85704-3
  2. ATS Statement. (2002) Guidelines for the Six-Minute Walk. Am J Respir Crit Care Med Vol
  1. pp 111–117, DOI: 10.1164/rccm.166/1/111 Internet address: www.atsjournals.org
  1. Steffen TM, Hacker TA, Mollinger L. (2002) Age- and Gender-Related Test Performance in Community-Dwelling Elderly People: Six-Minute Walk Test, Berg Balance Scale, Timed Up & Go Test, and Gait Speeds. Physical Therapy 82 :128–137. doi:10.1093/ptj/82.2.128

 

BOX 5 : Protocole standard de réhabilitation à l’effort
  1. ROY S, MCCRORY J. (2015) Validation of Maximal Heart Rate Prediction Equations Based on Sex and Physical Activity Status. International Journal of Exercise Science 8(4): 318-330
  2. Warburton DER. Prescribing exercise as preventive therapy. Canadian Medical Association Journal (2006) 174:961–974. dorai:10.1503/cmaj.1040750

 

BOX 6: Interval- training
  1. Dun Y, Smith JR, Liu S, Olson TP. (2019) High-Intensity Interval Training in Cardiac Rehabilitation. Clinics in Geriatric Medicine 35:469–487. doi:10.1016/j.cger.2019.07.011

 

  1. Aamot I-L & al. (2014) Does rating of perceived exertion result in target exercise intensity

 

during interval training in cardiac rehabilitation? A study of the Borg scale versus a heart rate monitor. Journal of Science and Medicine in Sport 17:541–545. doi:10.1016/j.jsams.2013.07.019

 

ANNEXES : 

Echelle de Berg : Balance Berg Scale (BBS)

  1. Lima CA & al. (2018) The Berg Balance Scale as a clinical screening tool to predict fall risk in older adults: a systematic review. Physiotherapy 104:383–394. doi:10.1016/j.physio.2018.02.002
  2. Steffen TM, Hacker TA, Mollinger L. (2002) Age- and Gender-Related Test Performance in Community-Dwelling Elderly People: Six-Minute Walk Test, Berg Balance Scale, Timed Up & Go Test, and Gait Speeds. Physical Therapy 82:128–137. doi:10.1093/ptj/82.2.128
  3. Berg, KO & al. (1992). Measuring balance in the elderly: validation of an instrument. Canadian Journal of Public Health, 83, 711. Version française : Kinésithérapie, les cahiers (2004) vol. 32 33, p.5059.

 

Generalized Anxiety Disorder – 7 (GAD-7)
  1. Spitzer, R. L., Kroenke, K., Williams, J. B. W., & Löwe, B. (2006). A Brief Measure for Assessing Generalized Anxiety Disorder. Archives of Internal Medicine, 166(10), 1092. doi:10.1001/archinte.166.10.1092

 

  1. Kendrick, T., & Pilling, S. (2012). Common mental health disorders — identification and pathways to care: NICE clinical guideline. British Journal of General Practice, 62(594), 47–49. doi:10.3399/bjgp12x616481

 

  1. Micoulaud-Franchi J-A & al. (2016) Rapid detection of generalized anxiety disorder and major depression in epilepsy: Validation of the GAD-7 as a complementary tool to the NDDI-E in a French sample. Epilepsy Behav. 57(Pt A):2116.
  2. Craig, C L & al. (2003) International Physical Activity Questionnaire: 12-Country Reliability and Validity. Med. Sci. Sports Exerc., Vol. 35, No. 8, pp. 1381–1395

 

International Physical Activity Questionnaire (IPAQ)
  1. Sjöström M & al. (2005) Guidelines for data processing analysis of the International Physical Activity Questionnaire (IPAQ) – Short and long forms. Published Medicine

 

Index de Barthel 
  1. Mahoney FI, Barthel DW. (1965) Functional evaluation: The Barthel index. Md State Med J. 14 : 61-5